Club des Poètes

Club des Poètes 30 rue de Bourgogne, Paris 7ème. Fondé en 1961 par Jean-Pierre Rosnay et sa Muse et épouse, Tsou, pour « rendre la poésie contagieuse et inévitable ». Soirées poétiques tous les mardis, vendredis et samedis, au 30 rue de Bourgogne 75007 Paris.
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Poesie de tous les temps et de tous les pays !

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Échelle des prix: $

Directeur général: Blaise Rosnay

équipe culinaire: Yan Bany, Ariane Lecuyer, Blaise Rosnay.

Tenue: Casual

03/05/2020
Et Vive la Poésie (en direct)

Poésie dite et chantée par le Club des Poètes et ses amis, poésie de tous les temps et de tous les pays, transmis sur la page du Club des Poètes et sur le Social Bar de l'ami Renaud Seligmann.

26/04/2020

Jeune fille ayant sa raison, mais aussi sa folie, Selima Battikh se transforme en chat et passe parmi les livres de Guillaume Apollinaire. Pour #LaChaîneDuClubDesPoètes

25/04/2020
Le Chemin des Hors-La-Loi, de Sabine Sicaud, par Elsa.

Sabine Sicaud fut une étoile filante dans le ciel de la poésie française, car elle ne vécut que très peu d'années, mais sa poésie, elle, n'a pas cessé de nous illuminer. Ci-après, Elsa interprète pour nous "Le Chemin des Hors-La-Loi" que Sabine Sicaud a écrit quand elle avait 13 ou 14 ans.

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C’est le chemin des Hors-la-loi
Sans pavés. Sans poteaux ni bornes.
Sans fils télégraphiques
En portées de musique.
Sans affiches rouges ou jaunes.
Sans rivière, sans pont du Roy,
Sans maisons, sans clochers, sans rien.
Un chemin sans troupeau ni chien
Sous une lune qui s’écorne
Toute seule au milieu du ciel.
Chemins, chemins habituels
Faits pour les gens en uniforme
Vous nous menez chacun sait où.
Mais la lune a des complaisances
Pour les rebelles et les fous.
Et quand l’aventure commence
Elle transpose on ne sait où
Le petit chemin sans ornières,
Sans bannières et sans frontières,
Qui peut-être un jour fut à nous.

(Les poèmes de Sabine Sicaud, Paris, Stock, 1958)
#LaChaîneDuClubDesPoètes

24/04/2020

Notre ami Clément Boecher défend avec ardeur ce poème de Jean-Michel Maulpoix, poète tout à fait vivant, ce dont nous nous réjouissons.

C'est extrait de 'Une histoire de bleu".

#LaChaîneDuClubDesPoètes

23/04/2020

Si avec ça vous ne faites pas de beaux rêve, je ne sais plus quoi faire pour vous. Clémence interprète Jacques Prévert.

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Quel jour sommes-nous ? Nous sommes tous les jours, mon amie. Nous sommes toute la vie, mon amour. Nous nous aimons et nous vivons. Nous vivons et nous nous aimons. Et nous ne savons pas ce que c'est que la vie. Et nous ne savons pas ce que c'est que le jour. Et nous ne savons pas ce que c'est que l'amour. Jacques Prévert

22/04/2020

Bérénice Bala, amoureuse du théâtre et de la poésie, comédienne passionnée, fougueuse, alerte, vive, fascinée par les mots, les rythmes, tout ce qui constitue la chair vivante du langage, interprète pour nous un poème de Marie Noël, extrait de "Notes Intimes".

« Si j’étais plante, je ne voudrais pas être de ces plantes qui ont trop affaire à l’homme. Ni avoine, ni blé, ni orge parqués, sans pouvoir en sortir, dans un champ en règle – et on ne laisse même pas aux blés leurs bleuets pour se distraire – ni surtout ces légumes soumis et rangés, ces carottes alignées, ces haricots qu’on dirige à la baguette, ces salades qu’on force à pâlir en leur serrant le cœur quand il fait si beau alentour et qu’elles voudraient bien être grandes ouvertes.

J’accepterais encore d’être herbe à tisane, serpolet ou mauve, ou sauge, pourvu que ce fût dans un de ces hauts battus des vents où ne vont les cueillir que les bergers. Mais j’aimerais mieux être bruyère, gentiane bleue, ajonc, chardon au besoin, sur une lande abandonnée, ou même un champignon pas vénéneux, mais pas non plus trop comestible, qui naît dans la mousse, un matin, au creux le plus noir du bois, qui devient rose sans qu’on le voie et meurt tout seul le lendemain sans que personne s’en mêle.

Et si j’étais animal, je ne voudrais pas être bête de maison ou de ferme, pas même la chèvre qu’on attache au piquet et qu’on rentre dans une étable pour la traire, ni une de ces poules dans la basse-cour, toutes mêlées aux marchés de l’homme et qui peuvent se dire l’une à l’autre quand elles ont pondu un oeuf : » C’est quinze sous que j’ai fait là et je vaux dix francs la livre « … Non! Non! J’aimerais mieux être lièvre, ou renard, ou biche, ou rossignol qui ne rencontrent l’homme jamais que le jour où il les tue.

Et j’aurai été toute ma vie animal des plus domestiques, bête de somme, chien attaché, serin en cage. Ou légume à faire la soupe. C’était la volonté de Dieu. »

Marie Noël

22/04/2020

Comme Paul Maz est magicien, il a arrêté de vieillir exactement le jour de ses 17 ans, et depuis lors, il se promène en compagnie d'Arthur Rimbaud, portant un chapeau haut de forme, empli de rêves et de parfums. #LaChaîneDuClubDesPoètes

19/04/2020

René Char encore à l'honneur ce matin, avec le poème "Marthe", interprété par notre amie Mina Bel pour #LaChaîneDuClubDesPoètes

《 Marthe que ces vieux murs ne peuvent pas s’approprier, fontaine où se mire ma monarchie solitaire, comment pourrais-je jamais vous oublier puisque je n’ai pas à me souvenir de vous : vous êtes le présent qui s’accumule. Nous nous unirons sans avoir à nous aborder, à nous prévoir comme deux pavots font en amour une anémone géante.
Je n’entrerai pas dans votre coeur pour limiter sa mémoire. je ne retiendrai pas votre bouche pour l’empêcher de s’ouvrir sur le bleu de l’air et la soif de partir. je veux être pour vous la liberté et le vent de la vie qui passe le seuil de toujours avant que la nuit ne devienne introuvable. 》

19/04/2020

L'émouvant Renaud Seligmann prête sa voix au tendre et rugueux René Char.

☆☄♕ Dans mon pays, les tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts
lointains.

La vérité attend l'aurore à côté d'une bougie. Le verre de fenêtre est négligé. Qu'importe à l'attentif.

Dans mon pays, on ne questionne pas un homme ému.

Il n'y a pas d'ombre maligne sur la barque chavirée.

Bonjour à peine, est inconnu dans mon pays.

On n'emprunte que ce qui peut se rendre augmenté.

Il y a des feuilles, beaucoup de feuilles sur les arbres de mon pays. Les branches sont libres de n'avoir pas de fruits.

On ne croit pas à la bonne foi du vainqueur.

Dans mon pays, on remercie. ☆☄♕

("Qu'il vive", Les Matinaux)

#LaChaîneDuClubDesPoètes

18/04/2020

Victor Hugo écrivit un magnifique poème en hommage à son amie Louise Michel, que l'on connaît comme révolutionnaire, mais qui était aussi poète. Ci-après, notre amie Mireille Nolté interprète un poème de Louise Michel, "Hirondelle".

ღ♡ღ

Hirondelle qui vient de la nue orageuse
Hirondelle fidèle, où vas-tu ? dis-le-moi.
Quelle brise t’emporte, errante voyageuse ?
Écoute, je voudrais m’en aller avec toi,

Bien loin, bien loin d’ici, vers d’immenses rivages,
Vers de grands rochers nus, des grèves, des déserts,
Dans l’inconnu muet, ou bien vers d’autres âges,
Vers les astres errants qui roulent dans les airs.

Ah ! laisse-moi pleurer, pleurer, quand de tes ailes
Tu rases l’herbe verte et qu’aux profonds concerts
Des forêts et des vents tu réponds des tourelles,
Avec ta rauque voix, mon doux oiseau des mers.

Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !
Je ne sais quel écho par toi m’est apporté
Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,
Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté.

ღ♡ღ

#LaChaîneDuClubDesPoètes

18/04/2020
Elégie, Marceline Desbordes-Valmore par Clémence Wallace

Par notre amie Clémence Wallace, une merveilleuse amoureuse de notre chère Marceline !

ÉLÉGIE

J’étais à toi peut-être avant de t’avoir vu.
Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne ;
Ton nom m’en avertit par un trouble imprévu,
Ton âme s’y cachait pour éveiller la mienne.
Je l’entendis un jour, et je perdis la voix ;
Je l’écoutai longtemps, j’oubliai de répondre.
Mon être avec le tien venait de se confondre,
Je crus qu’on m’appelait pour la première fois.

Savais-tu ce prodige ? Eh bien, sans te connaître,
J’ai deviné par lui mon amant et mon maître ;
Et je le reconnus dans tes premiers accents,
Quand tu vins éclairer mes beaux jours languissants.
Ta voix me fit pâlir, et mes yeux se baissèrent ;
Dans un regard muet nos âmes s’embrassèrent ;
Au fond de ce regard ton nom se révéla,
Et sans le demander j’avais dit : Le voilà !

Dès lors il ressaisit mon oreille étonnée ;
Elle y devint soumise, elle y fut enchaînée.
J’exprimais par lui seul mes plus doux sentiments ;
Je l’unissais au mien pour signer mes serments.
Je le lisais partout, ce nom rempli de charmes,
Et je versais des larmes.
D’un éloge enchanteur toujours environné,
À mes yeux éblouis il s’offrait couronné.
Je l’écrivais... bientôt je n’osai plus l’écrire,
Et mon timide amour le changeait en sourire.
Il me cherchait la nuit, il berçait mon sommeil ;
Il résonnait encore autour de mon réveil ;
Il errait dans mon souffle, et lorsque je soupire
C’est lui qui me caresse et que mon cœur respire.

Nom chéri ! nom charmant ! oracle de mon sort !
Hélas ! que tu me plais, que ta grâce me touche !
Tu m’annonças la vie, et, mêlé dans la mort,
Comme un dernier baiser tu fermeras ma bouche.

Marceline Desbordes-Valmore
(1786-1859)

18/04/2020

Le fameux "Sonnet des Voyelles" d'Arthur Rimbaud, interprété et mis en scène par Martin Buthaud pour #LaChaîneDuClubDesPoètes. Merci à lui !

17/04/2020
La Corde, Paul Fort, par Paul Maz

Paul Fort, un poète dont l'oeuvre immense, bien qu'elle fut en (minuscule) partie chantée par Brassens, demeure assez peu connu, sauf pour deux ou trois de ses poèmes. Comme celui-ci, magiquement interprété par notre ami le Mage Paul Maz.

17/04/2020
Que ce soit dimanche ou lundi, Louis Aragon

Poésie amoureuse d'Aragon sur les toits de Paris avec notre amie Clémence Wallace :

Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensemble

C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble

Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble.

Louis Aragon
extrait de "Le Fou d'Elsa"

17/04/2020

Pascal Huvet a un penchant prononcé pour la poésie d'Henri MIchaux, qui passa l'essentiel de son oeuvre à explorer "L'Espace du Dedans", à savoir, les cordes et machineries qui meuvent à l'intérieur les soubresauts de la personne humaine. Ci-après, il interprète un passage de "Je vous écris d'un pays lointain".

16/04/2020

Alban, journaliste et passionné de poésie, interprète pour nous un poème d'Aragon, écrit en 1944, au moment où Paris se libérait du nazisme.

Où fait-il bon même au cœur de l’orage
Où fait-il clair même au cœur de la nuit
L’air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l’espoir encore y luit

Et les chansons montent des murs détruits
Jamais éteint renaissant de la braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise

Ce doux rosier au mois d’août refleuri
Gens de partout c’est le sang de Paris
Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
Rien n’est si pur que son front d’insurgé

Rien n’est ni fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai
Rien ne m’a fait jamais battre le cœur

Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré

Louis Aragon, 1944

#LaChaîneDuClubDesPoètes

16/04/2020
Jeunesse, Robert Desnos, par Fred

Un des poèmes les plus émouvants de Desnos (mais il y en a tellement d'autres. Celui-là, à propos de la fuite du temps et de la jeunesse qui s'échappe, interprété par Frédéric Alberts, en qui, à titre posthume, Desnos s'est trouvé un fidèle ami.

Ô jeunesse voici que les noces s’achèvent
Les convives s’en vont des tables du banquet
Les nappes sont tachées de vin et le parquet
Est blanchi par les pas des danseurs et des rêves

Une vague a roulé des roses sur la grève
quelque amant malheureux jeta du haut du quai
Dans la mer en pleurant reliques et bouquets
Et les rois ont mangé la galette et la fève

Midi flambant fait pressentir le crépuscule
Le cimetière est plein d’amis qui se bousculent
que leur sommeil soit calme et leur mort sans rigueur

Mais tant qu’il restera du vin dans les bouteilles
qu’on emplisse mon verre et bouchant mes oreilles
J’écouterai monter l’océan dans mon cœur.

#LaChaîneDuClubDesPoètes

15/04/2020

Paul Maz, Magicien et Peintre, se promène avec Federico Garcia Lorca, aux alentours de la mer de Chine et de celle de Cuba.

DEUX MARINS AU BORD DE L'EAU

Il rapportait en son cœur
un poisson des mers de Chine .

Parfois on le voit passer
minuscule dans ses yeux .

Il oublie la marine
les bars et les oranges

Il regarde l'eau .

D'une langue de savon
il lava ses mots et se tut .

Monde uni , mer frisée
cent étoiles , son navire .

Il a vu les balcons du Pape
et les seins dorés des cubaines .

Il regarde l'eau .

/////

Se trajo en el corazón
un pez del Mar de la China.

A veces se ve cruzar
diminuto por sus ojos.

Olvida siendo marino
los bares y las naranjas.

Mira al agua.

II

Tenía la lengua de jabón.
Lavó sus palabras y se calló.

Mundo plano, mar rizado,
cien estrellas y su barco.

Vio los balcones del Papa
y los pechos dorados de las cubanas.

Mira al agua.

15/04/2020

Ce jeune playboy, Pierre Courant, qui est le fils d'un ami cher avec qui j'ai souvent dit des poèmes, Christian, interprète pour nous une sorte de fabuleuse fabulette où il est question de la liberté que prend parfois le désir, ce berger plus fier qu'un ange, avec la vérité des Bibles. Max Jacob, tendre et trop négligé poète. #LaChaîneDuClubDesPoètes

15/04/2020
Le Temps de Vivre, d'Anna de Noailles, par Clémence.

Anna de Noailles, chantre de la nature et de la passion d'exister, par notre amie Clémence Wallace.

Déjà la vie ardente incline vers le soir,
Respire ta jeunesse,
Le temps est court qui va de la vigne au pressoir,
De l'aube au jour qui baisse.

Garde ton âme ouverte aux parfums d'alentour,
Aux mouvements de l'onde,
Aime l'effort, l'espoir, l'orgueil, aime l'amour,
C'est la chose profonde ;

Combien s'en sont allés de tous les coeurs vivants
Au séjour solitaire,
Sans avoir bu le miel ni respiré le vent
Des matins de la terre,

Combien s'en sont allés qui ce soir sont pareils
Aux racines des ronces,
Et qui n'ont pas goûté la vie où le soleil
Se déploie et s'enfonce !

Ils n'ont pas répandu les essences et l'or
Dont leurs mains étaient pleines,
Les voici maintenant dans cette ombre où l'on dort
Sans rêve et sans haleine.

- Toi, vis, sois innombrable à force de désirs,
De frissons et d'extase,
Penche sur les chemins, où l'homme doit servir,
Ton âme comme un vase ;

Mêlée aux jeux des jours, presse contre ton sein
La vie âpre et farouche ;
Que la joie et l'amour chantent comme un essaim
D'abeilles sur ta bouche.

Et puis regarde fuir, sans regret ni tourment,
Les rives infidèles,
Ayant donné ton coeur et ton consentement
A la nuit éternelle...

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#LaChaîneDuClubDesPoètes

15/04/2020
Je voudrai pas crever, Boris Vian, par Alizée

Je me demande ce qu'aurait pensé Boris Vian des festivités de son centenaire qui, semble-t-il, s'achevèrent dans un Paris masqué et désert. Est-ce qu'il y aurait encore et toujours trouvé matière à rire ? Ce n'est pas impossible, car Boris Vian, sarcastique jusqu'à lé dérision, prenait trop la mort au sérieux pour ne pas en rire. C'est Alizée Gau qui lui prête sa voix.

14/04/2020

Très joli cadeau de mon amie Laurence Causse : L'Amour et la Folie, de Jean de La Fontaine.

Tout est mystère dans l'Amour,
Ses flèches, son carquois, son flambeau, son enfance:
Ce n'est pas l'ouvrage d'un jour
Que d'épuiser cette science.
Je ne prétends donc point tout expliquer ici:
Mon but est seulement de dire, à ma manière,
Comment l'aveugle que voici
(C'est un dieu), comment, dis-je, il perdit la lumière;
Quelle suite eut ce mal, qui peut-être est un bien
J'en fais juge un amant, et ne décide rien.

La Folie et l'Amour jouaient un jour ensemble:
Celui-ci n'était pas encor privé des yeux.
Une dispute vint : l'Amour veut qu'on assemble
Là-dessus le conseil des Dieux;
L'autre n'eut pas la patience;
Elle lui donne un coup si furieux,
Qu'il en perd la clarté des cieux.

Vénus en demande vengeance.
Femme et mère, il suffit pour juger de ses cris:
Les Dieux en furent étourdis,
Et Jupiter, et Némésis,
Et les Juges d'Enfer, enfin toute la bande.
Elle représenta l'énormité du cas;
Son fils, sans un bâton, ne pouvait faire un pas:
Nulle peine n'était pour ce crime assez grande:
Le dommage devait être aussi réparé.
Quand on eut bien considéré
L'intérêt du public, celui de la partie,
Le résultat enfin de la suprême cour
Fut de condamner la Folie
A servir de guide à l'Amour.

Jean de La Fontaine

#LaChaîneDuClubDesPoètes

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Mardi 20:30 - 00:00
Mardi 11:45 - 14:45
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Vendredi 11:45 - 14:45
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Samedi 11:45 - 14:45

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