Club des Poètes

Club des Poètes 30 rue de Bourgogne, Paris 7ème. Fondé en 1961 par Jean-Pierre Rosnay et sa Muse et épouse, Tsou, pour « rendre la poésie contagieuse et inévitable ».

Soirées poétiques tous les mardis, vendredis et samedis, au 30 rue de Bourgogne 75007 Paris. Poesie de tous les temps et de tous les pays !

Options de paiement:   Mastercard Visa

Échelle des prix: $

Directeur général: Blaise Rosnay

équipe culinaire: Yan Bany, Ariane Lecuyer, Blaise Rosnay.

Tenue: Casual

Fonctionnement normal

Ce soir au Club des Poètes, nous présenterons le beau dessin de Sacha Reznik qu'elle a créé pour le cent-quarantième ann...
18/09/2021

Ce soir au Club des Poètes, nous présenterons le beau dessin de Sacha Reznik qu'elle a créé pour le cent-quarantième anniversaire de l'écriture du Bateau Ivre d'Arthur Rimbaud. Et bien sûr, nous dirons des poèmes, des poèmes, des poèmes...

(Ouverture 19 heures. Début du récital vers 21 heures. Club des Poètes, au 30 rue de Bourgogne à Paris, dans le 7ème. )

Ce soir au Club des Poètes, nous présenterons le beau dessin de Sacha Reznik qu'elle a créé pour le cent-quarantième anniversaire de l'écriture du Bateau Ivre d'Arthur Rimbaud. Et bien sûr, nous dirons des poèmes, des poèmes, des poèmes...

(Ouverture 19 heures. Début du récital vers 21 heures. Club des Poètes, au 30 rue de Bourgogne à Paris, dans le 7ème. )

Poésie indienne : Rabindranath Tagore, le Jardinier d'amour.
17/09/2021

Poésie indienne : Rabindranath Tagore, le Jardinier d'amour.

Poésie indienne : Rabindranath Tagore, le Jardinier d'amour.

Le poète regarde sa vie et s'étonne. Henri Michaux, poète belge du XXème siècle.
17/09/2021

Le poète regarde sa vie et s'étonne. Henri Michaux, poète belge du XXème siècle.

Le poète regarde sa vie et s'étonne. Henri Michaux, poète belge du XXème siècle.

Nous sommes bien sûr ouverts ce soir et nous dirons des poèmes de tous les temps et de tous les pays, et pour celles et ...
17/09/2021

Nous sommes bien sûr ouverts ce soir et nous dirons des poèmes de tous les temps et de tous les pays, et pour celles et ceux qui sont trop loin pour venir, voilà un poème de Guillaume Apollinaire, et ici, son interprétation par mon ami (vingt ans qu'on se connaît !) Benoît Dayrat. https://www.youtube.com/watch?v=mmb3fW4kjjI

Nous sommes bien sûr ouverts ce soir et nous dirons des poèmes de tous les temps et de tous les pays, et pour celles et ceux qui sont trop loin pour venir, voilà un poème de Guillaume Apollinaire, et ici, son interprétation par mon ami (vingt ans qu'on se connaît !) Benoît Dayrat. https://www.youtube.com/watch?v=mmb3fW4kjjI

Et devinez ce que nous nous apprêtons à faire ce soir ? Dans une heure, c'est parti : poésie de tous les temps et de tou...
16/09/2021

Et devinez ce que nous nous apprêtons à faire ce soir ? Dans une heure, c'est parti : poésie de tous les temps et de tous les pays, au 30 rue de Bourgogne à Paris. Vous avez encore le temps de nous rejoindre !

Omar Khayyâm (P***e XIIe siècle), dans une traduction un peu manièrée de Jules-Adolphe de Marthold. Nous célèbrerons la ...
16/09/2021

Omar Khayyâm (P***e XIIe siècle), dans une traduction un peu manièrée de Jules-Adolphe de Marthold. Nous célèbrerons la poésie persane les 8 et 16 octobre, en compagnie d'amis musiciens iraniens.

Omar Khayyâm (P***e XIIe siècle), dans une traduction un peu manièrée de Jules-Adolphe de Marthold. Nous célèbrerons la poésie persane les 8 et 16 octobre, en compagnie d'amis musiciens iraniens.

Quand le poète revient sur ses pas et respire ses souvenirs.
16/09/2021

Quand le poète revient sur ses pas et respire ses souvenirs.

Quand le poète revient sur ses pas et respire ses souvenirs.

Ce soir nous eûmes le privilège d'écouter Luc interpréter la Romance somnambule de Federico Garcia Lorca. Vert c’est toi...
15/09/2021

Ce soir nous eûmes le privilège d'écouter Luc interpréter la
Romance somnambule de Federico Garcia Lorca.

Vert c’est toi que j’aime vert.
Vert du vent et vert des branches.
Le cheval dans la montagne
et la barque sur la mer.
L’ombre jusqu’à la ceinture,
elle rêve à sa balustrade,
vert visage, cheveux verts,
prunelles de froid métal.
Vert c’est toi que j’aime vert.
Et sous la lune gitane
tous les objets la regardent,
elle qui ne peut les voir.

*
Vert c’et toi que j’aime vert.
De grandes étoiles de givre
escortent le poisson d’ombre
qui ouvre la voie de l’aube.
Le figuier frotte le vent
avec sa râpe de branches.
Le mont, comme un chat sauvage,
hérisse tous ses agaves.
Mais qui viendra ? Et par où ?…
Toujours à sa balustrade,
vert visage, cheveux verts,
la mer est son rêve amer.

*
Compagnon, je veux changer
mon cheval pour sa maison,
mon harnais pour son miroir
et mon poignard pour son voile.
Compagnon, j’arrive en sang
depuis les cols de Cabra.
Si je pouvais, mon garçon,
j’accepterais ce marché.
Mais je ne suis plus moi-même,
ma maison n’est plus la mienne.
Compagnon, je veux mourir
dans mon lit, bien décemment.
Un lit au sommier d’acier
avec des draps de hollande.
Vois-tu cette plaie que j’ai
de la poitrine à la gorge ?
Je vois trois cents roses brunes
fleurir ta chemise blanche.
La laine de ta ceinture
a pris l’odeur de ton sang.
Mais je ne suis plus moi-même,
ma maison n’est plus la mienne.
Laissez-moi monter au moins
vers les hautes balustrades,
laissez, laissez-moi monter
jusqu’aux vertes balustrades !
Aux balustres de la lune
d’où l’eau tombe avec fracas.

*
Les deux compagnons s’élèvent
vers les hautes balustrades.
Laissant des traces de sang.
Laissant des traces de larmes.
Quelques lanternes d’étain
tremblotaient sur les terrasses.
Mille tambourins de verre
blessaient le petit matin.

*
Vert c’est toi que j’aime vert,
vert du vent et vert des branches.
Les deux compagnons montaient.
Dans leur bouche le grand vent
laissait comme un goût de fiel,
de basilic et de menthe.
Compagnon, dis, où est-elle,
ta fille, ta fille amère ?
Que de fois elle t’attendit !
Que de fois elle t’espéra,
frais visage, cheveux noirs,
à la verte balustrade !

*
Sur la face de la citerne
se balançait la gitane.
Vert visage, cheveux verts,
prunelles de froid métal.
Un mince glaçon de lune
la soutient à la surface.
La nuit se fit plus intime
comme une petite place.
Ivres, des gardes civils
cognaient aux portes, là-bas…
Vert c’est que j’aime vert.
Vert du vent et vert des branches.
Le cheval dans la montagne.
Et la barque sur la mer.

Traduction d’André Belamich — Gallimard, 1961

Ce soir nous eûmes le privilège d'écouter Luc interpréter la
Romance somnambule de Federico Garcia Lorca.

Vert c’est toi que j’aime vert.
Vert du vent et vert des branches.
Le cheval dans la montagne
et la barque sur la mer.
L’ombre jusqu’à la ceinture,
elle rêve à sa balustrade,
vert visage, cheveux verts,
prunelles de froid métal.
Vert c’est toi que j’aime vert.
Et sous la lune gitane
tous les objets la regardent,
elle qui ne peut les voir.

*
Vert c’et toi que j’aime vert.
De grandes étoiles de givre
escortent le poisson d’ombre
qui ouvre la voie de l’aube.
Le figuier frotte le vent
avec sa râpe de branches.
Le mont, comme un chat sauvage,
hérisse tous ses agaves.
Mais qui viendra ? Et par où ?…
Toujours à sa balustrade,
vert visage, cheveux verts,
la mer est son rêve amer.

*
Compagnon, je veux changer
mon cheval pour sa maison,
mon harnais pour son miroir
et mon poignard pour son voile.
Compagnon, j’arrive en sang
depuis les cols de Cabra.
Si je pouvais, mon garçon,
j’accepterais ce marché.
Mais je ne suis plus moi-même,
ma maison n’est plus la mienne.
Compagnon, je veux mourir
dans mon lit, bien décemment.
Un lit au sommier d’acier
avec des draps de hollande.
Vois-tu cette plaie que j’ai
de la poitrine à la gorge ?
Je vois trois cents roses brunes
fleurir ta chemise blanche.
La laine de ta ceinture
a pris l’odeur de ton sang.
Mais je ne suis plus moi-même,
ma maison n’est plus la mienne.
Laissez-moi monter au moins
vers les hautes balustrades,
laissez, laissez-moi monter
jusqu’aux vertes balustrades !
Aux balustres de la lune
d’où l’eau tombe avec fracas.

*
Les deux compagnons s’élèvent
vers les hautes balustrades.
Laissant des traces de sang.
Laissant des traces de larmes.
Quelques lanternes d’étain
tremblotaient sur les terrasses.
Mille tambourins de verre
blessaient le petit matin.

*
Vert c’est toi que j’aime vert,
vert du vent et vert des branches.
Les deux compagnons montaient.
Dans leur bouche le grand vent
laissait comme un goût de fiel,
de basilic et de menthe.
Compagnon, dis, où est-elle,
ta fille, ta fille amère ?
Que de fois elle t’attendit !
Que de fois elle t’espéra,
frais visage, cheveux noirs,
à la verte balustrade !

*
Sur la face de la citerne
se balançait la gitane.
Vert visage, cheveux verts,
prunelles de froid métal.
Un mince glaçon de lune
la soutient à la surface.
La nuit se fit plus intime
comme une petite place.
Ivres, des gardes civils
cognaient aux portes, là-bas…
Vert c’est que j’aime vert.
Vert du vent et vert des branches.
Le cheval dans la montagne.
Et la barque sur la mer.

Traduction d’André Belamich — Gallimard, 1961

On est ouvert ce soir et on n'attend plus que vous. Poésie dite et chantée en toute liberté, selon l'inspiration du mome...
15/09/2021

On est ouvert ce soir et on n'attend plus que vous. Poésie dite et chantée en toute liberté, selon l'inspiration du moment.

On est ouvert ce soir et on n'attend plus que vous. Poésie dite et chantée en toute liberté, selon l'inspiration du moment.

Ce soir, comme tous les soirs du mardi au samedi, au Club des Poètes, nous dirons la poésie de tous les temps et de tous...
14/09/2021

Ce soir, comme tous les soirs du mardi au samedi, au Club des Poètes, nous dirons la poésie de tous les temps et de tous les pays. Car rien n'est meilleur que de partager des poèmes à la tombée de la nuit. On ouvre à 19 heures. On commence à réciter à 21 heures. (Et l'on ne fait pas de bruits à l'extérieur pour ne pas déranger les voisins, s'il vous plaît). Et pour celles et ceux qui sont trop loin pour nous rendre visite, quelques vers d'un poète aussi tendre que démodé, Paul Géraldy.

Ce soir, comme tous les soirs du mardi au samedi, au Club des Poètes, nous dirons la poésie de tous les temps et de tous les pays. Car rien n'est meilleur que de partager des poèmes à la tombée de la nuit. On ouvre à 19 heures. On commence à réciter à 21 heures. (Et l'on ne fait pas de bruits à l'extérieur pour ne pas déranger les voisins, s'il vous plaît). Et pour celles et ceux qui sont trop loin pour nous rendre visite, quelques vers d'un poète aussi tendre que démodé, Paul Géraldy.

Paul Eluard : portrait de l'artiste en jeune amoureux.
14/09/2021

Paul Eluard : portrait de l'artiste en jeune amoureux.

Paul Eluard : portrait de l'artiste en jeune amoureux.

Anna de Noailles, l'ardente poétesse du début du XXème siècle, déclare sa flamme.
14/09/2021

Anna de Noailles, l'ardente poétesse du début du XXème siècle, déclare sa flamme.

Anna de Noailles, l'ardente poétesse du début du XXème siècle, déclare sa flamme.

Au début, j'avais promis de me taireMais plus t**d, au matin,Je vous ai vus sortir avec des sacs de cendre devant les po...
14/09/2021

Au début, j'avais promis de me taire
Mais plus t**d, au matin,
Je vous ai vus sortir avec des sacs de cendre devant les portes
Et la répandre comme on sème le blé ;
N'y tenant plus, j'ai crié : Que faites-vous ? Que faites-vous ?
C'est pour vous que j'ai neigé toute la nuit sur la ville,
C'est pour vous que j'ai blanchi chaque chose toute la nuit - ô si
Vous pouviez comprendre comme il est difficile de neiger !
Hier soir, à peine étiez-vous couchés, que j'ai bondi dans l'espace
Il y faisait sombre et froid. Il me fallait
Voler jusqu'au point unique où
Le vide fait tournoyer les soleils et les éteint,
Tandis que je devais palpiter encore un instant dans ce coin,
Afin de revenir, neigeant parmi vous.
Le moindre flocon, je l'ai surveillé, pesé, éprouvé,
Pétri, fait briller du regard,
Et maintenant, je tombe de sommeil et de fatigue et j'ai la fièvre.
Je vous regarde répandre la poussière du feu mort
Sur mon blanc travail et, souriant, je vous annonce :
Des neiges bien plus grandes viendront après moi
Et il neigera sur vous tout le blanc du monde.
Essayez dès à présent de comprendre cette loi,
Des neiges gigantesques viendront après nous,
Et vous n'aurez pas assez de cendre.
Et même les tout petits enfants apprendront à neiger.
Et le blanc recouvrira vos piètres tentatives à le nier.
Et la terre entrera dans le tourbillon des étoiles
Comme un astre brûlant de neige.
______________________
Elégie du matin,

Ana Blandiana, poétesse roumaine
Traduction de Ana Blandiana et Jean-Pierre Rosnay.

Ana Blandiana est venue pour la première fois au
Club des Poètes dans les années 1970

Au début, j'avais promis de me taire
Mais plus t**d, au matin,
Je vous ai vus sortir avec des sacs de cendre devant les portes
Et la répandre comme on sème le blé ;
N'y tenant plus, j'ai crié : Que faites-vous ? Que faites-vous ?
C'est pour vous que j'ai neigé toute la nuit sur la ville,
C'est pour vous que j'ai blanchi chaque chose toute la nuit - ô si
Vous pouviez comprendre comme il est difficile de neiger !
Hier soir, à peine étiez-vous couchés, que j'ai bondi dans l'espace
Il y faisait sombre et froid. Il me fallait
Voler jusqu'au point unique où
Le vide fait tournoyer les soleils et les éteint,
Tandis que je devais palpiter encore un instant dans ce coin,
Afin de revenir, neigeant parmi vous.
Le moindre flocon, je l'ai surveillé, pesé, éprouvé,
Pétri, fait briller du regard,
Et maintenant, je tombe de sommeil et de fatigue et j'ai la fièvre.
Je vous regarde répandre la poussière du feu mort
Sur mon blanc travail et, souriant, je vous annonce :
Des neiges bien plus grandes viendront après moi
Et il neigera sur vous tout le blanc du monde.
Essayez dès à présent de comprendre cette loi,
Des neiges gigantesques viendront après nous,
Et vous n'aurez pas assez de cendre.
Et même les tout petits enfants apprendront à neiger.
Et le blanc recouvrira vos piètres tentatives à le nier.
Et la terre entrera dans le tourbillon des étoiles
Comme un astre brûlant de neige.
______________________
Elégie du matin,

Ana Blandiana, poétesse roumaine
Traduction de Ana Blandiana et Jean-Pierre Rosnay.

Ana Blandiana est venue pour la première fois au
Club des Poètes dans les années 1970

Poète de la nature, de l'amour et des amis : René Guy Cadou, qui aurait cent ans cette année.
13/09/2021

Poète de la nature, de l'amour et des amis : René Guy Cadou, qui aurait cent ans cette année.

Poète de la nature, de l'amour et des amis : René Guy Cadou, qui aurait cent ans cette année.

Le poète irlandais William Butler Yeats traduit par le poète français Yves Bonnefoy.
13/09/2021

Le poète irlandais William Butler Yeats traduit par le poète français Yves Bonnefoy.

Le poète irlandais William Butler Yeats traduit par le poète français Yves Bonnefoy.

Omar Khayyam, poète persan du 12é siècle nous exhorte à cueillir le moment qui passe sans nous laisser affliger par le t...
13/09/2021

Omar Khayyam, poète persan du 12é siècle nous exhorte à cueillir le moment qui passe sans nous laisser affliger par le temps passé ni celui qui vient.

Omar Khayyam, poète persan du 12é siècle nous exhorte à cueillir le moment qui passe sans nous laisser affliger par le temps passé ni celui qui vient.

Rainer-Maria Rilke, sa voix du coeur, en Français.
11/09/2021

Rainer-Maria Rilke, sa voix du coeur, en Français.

Rainer-Maria Rilke, sa voix du coeur, en Français.

Hier soir au Club des Poètes, quelques trois petites photos que j'ai eu le temps de prendre parmi la foule ! Ce soir, on...
11/09/2021

Hier soir au Club des Poètes, quelques trois petites photos que j'ai eu le temps de prendre parmi la foule ! Ce soir, on remet ça et on s'offre une soirée bien libre de poésie tous azimuts, flèches de beauté lancées dans toutes les directions de l'éternité.

On sera ce soir au Club des Poètes, demain aussi, et nous dirons tous les poèmes que nous voudrons, au gré de notre insp...
10/09/2021

On sera ce soir au Club des Poètes, demain aussi, et nous dirons tous les poèmes que nous voudrons, au gré de notre inspiration, au gré de notre respiration, car "la poésie est une joie du souffle" (Gaston Bachelard).

Ouverture du Club des Poètes, 19 heures.
Départ pour les Îles Sans Pareilles : 21 heures.

Poésie de tous les temps et de tous les pays par le Club des Poètes et ses amis.

David Diop.
10/09/2021

David Diop.

David Diop.

La lune vint à la forgeavec ses volants de nards.L’enfant, les yeux grands ouverts,la regarde la regarde.Dans la brise q...
09/09/2021

La lune vint à la forge
avec ses volants de nards.
L’enfant, les yeux grands ouverts,
la regarde la regarde.
Dans la brise qui s’émeut
la lune bouge les bras,
dévoilant, lascive et pure,
ses seins blancs de dur métal.
Va-t-en lune, lune, lune.
Si les gitans arrivaient,
ils feraient avec ton cœur
bagues blanches et colliers.

Enfant, laisse-moi danser.
Quand viendront les cavaliers,
ils te verront sur l’enclume
étendu, les yeux fermés.
Va-t-en lune, lune, lune,
Je les entends chevaucher.
Enfant, laisse-moi, tu froisses
ma blancheur amidonnée.
Battant le tambour des plaines
approchait le cavalier.
Dans la forge silencieuse
gît l’enfant, les yeux fermés.

Par l’olivette venaient,
bronze et rêve, les gitans,
chevauchant la tête haute
et le regard somnolent.

Comme chante sur son arbre,
comme chante la chouette !
Dans le ciel marche la lune
tenant l’enfant par la main.

Autour de l’enclume pleurent
les gitans désespérés.
La brise qui veille, veille,
la brise fait la veillée.

Traduction d’André Belamich

(Federico Garcia Lorca, Romancero Gitano, 1928)

La lune vint à la forge
avec ses volants de nards.
L’enfant, les yeux grands ouverts,
la regarde la regarde.
Dans la brise qui s’émeut
la lune bouge les bras,
dévoilant, lascive et pure,
ses seins blancs de dur métal.
Va-t-en lune, lune, lune.
Si les gitans arrivaient,
ils feraient avec ton cœur
bagues blanches et colliers.

Enfant, laisse-moi danser.
Quand viendront les cavaliers,
ils te verront sur l’enclume
étendu, les yeux fermés.
Va-t-en lune, lune, lune,
Je les entends chevaucher.
Enfant, laisse-moi, tu froisses
ma blancheur amidonnée.
Battant le tambour des plaines
approchait le cavalier.
Dans la forge silencieuse
gît l’enfant, les yeux fermés.

Par l’olivette venaient,
bronze et rêve, les gitans,
chevauchant la tête haute
et le regard somnolent.

Comme chante sur son arbre,
comme chante la chouette !
Dans le ciel marche la lune
tenant l’enfant par la main.

Autour de l’enclume pleurent
les gitans désespérés.
La brise qui veille, veille,
la brise fait la veillée.

Traduction d’André Belamich

(Federico Garcia Lorca, Romancero Gitano, 1928)

Histoire véridique du Capitaine Jonathan, par Robert Desnos ami de l'amour, de la liberté, et des enfants.
09/09/2021

Histoire véridique du Capitaine Jonathan, par Robert Desnos ami de l'amour, de la liberté, et des enfants.

Histoire véridique du Capitaine Jonathan, par Robert Desnos ami de l'amour, de la liberté, et des enfants.

Emile Verhaeren, dernière page du poème "Les heures claires".
08/09/2021

Emile Verhaeren, dernière page du poème "Les heures claires".

Emile Verhaeren, dernière page du poème "Les heures claires".

Adresse

30 Rue De Bourgogne
Paris
75007

Métro Varenne ou Invalides ou Solférino

Heures d'ouverture

Mardi 19:00 - 01:00
Mercredi 19:00 - 01:00
Jeudi 19:00 - 01:00
Vendredi 19:00 - 01:00
Samedi 19:00 - 01:00

Téléphone

01 47 05 06 03

Prestations de service

  • Catering
  • Groups
  • Kids
  • Reserve
  • Waiter
  • Walkins

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Club des Poètes publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Club des Poètes:

Vidéos

événements/lieux á proximité


Autres événements/lieux à Paris

Voir Toutes