Université permanente

Université permanente Allier exigence sur le fond, accessibilité dans la forme et visée de progrès dans l'orientation: telles sont les ambitions de ce lieu d'éducation populaire
(27)

07/05/2020

(Karl Marx, extrait de la préface de sa thèse)

LA PHILOSOPHIE EST PROMETHEENNE

(La philosophie), aussi longtemps qu’une goutte de sang fera battre son cœur victorieux de l’univers, libre de toute entrave, dira à ses adversaires avec Epicure :
« L’impie n’est pas celui qui méprise les dieux de la foule, mais celui qui prête aux dieux les idées du vulgaire »
La philosophie ne s’en cache pas. La profession de Prométhée : « en un mot, je hais tous les dieux... » est sa propre profession, le discours qu’elle tient et tiendra toujours contre tous les dieux du ciel et de la terre, qui ne reconnaissent pas la conscience humaine pour la plus haute divinité. Cette divinité ne souffre pas de rivale.
Mais aux triste Lièvre de Mars qui se réjouisse de l’apparente décrépitude bourgeoise de la philosophie, elle répète ce qu’avait dit Prométhée à Hermès, serviteur des dieux :
« Je n’échangerai jamais, sois en sûr, contre ton servage mon misérable sort. J’aime mieux être rivé à ce rocher que d’être le fidèle valet, le messager de Zeus le Père »
Prométhée est le premier saint, le premier martyr du calendrier philosophique.

« Différence entre la philosophie de la nature de Démocrite et celle d’Epicure » 1842

05/05/2020
Le Capital, livre I : Présentation générale par Jean-Numa Ducange

Bon anniversaire, Karl !

Et toujours les vidéos de l'Université permanente (cycle Capital) pour fêter ça !

https://www.youtube.com/watch?v=gkFbO9O_9-4&list=PLk4_w-bWOXFQgVJS638DbbWobDo72IeHj&fbclid=IwAR1mXaHEQApadgHqm2k6xTFo3YqP4hcCPi7hDyf-pWrfGsm1ntWi0lPMuWI

Université permanente du 8/10/2019, cycle "Marx" : Le Capital, livre I. Intervention de Jean-Numa Ducange, maître de conférence en histoire contemporaine, co...

29/04/2020
Age de la Terre, temps d'évolution de la vie par Hubert Krivine

L'Université permanente ne rouvrira sans doute pas ses portes avant l'été.
En attendant, les vidéos sont toujours en ligne sur notre chaîne YouTube.
Cette année, nous avions notamment au programme un cycle consacré aux sciences.
Hubert Krivine nous a ainsi entraîné dans la question plus complexe qu'il n'y paraît de l'âge de la Terre.
https://www.youtube.com/watch?v=JeEmGyEe-UU

Université permanente du 28/01/2020, cycle : "A la découverte de l'activité scientifique" Intervention de Hubert Krivine, maître de conférence honoraire en p...

10/04/2020
Marguerite Yourcenar par Josyane Savigneau

Yourcenar par Savigneau. Le cycle Femmes en littérature (Duras, Triolet...) est à retrouver sur la chaîne YouTube de l'Université permanente.

Tout comme le cycle Aragon de l'an passé (Barbarant, Ristat...).
#confinement

https://youtu.be/IB_h5Jdj8Kw

Université permanente du 11/02/2020, cycle "Femmes et littérature". Intervention de Josyane Savigneau,sur le thème : "Marguerite Duras".

02/04/2020
Le Capital, Livre I : La journée de travail (section 3) par Jean Quétier

Cette année, l'Université permanente accompagne les lectrices et lecteurs de bonne volonté dans leur découverte du CAPITAL de Marx. Le confinement ne nous permet pas de poursuivre le cycle pour l'instant mais il est toujours temps de retrouver les épisodes précédents.

Ici, la section III du Capital, la journée de travail, vue par Jean Quétier.

https://www.youtube.com/watch?v=bC4M8SXh2iU

Université permanente du 04/02/2020, cycle "Marx, Le Capital, Livre I". Intervention de Jean Quétier, Doctorant en philosophie, ATER à l'université de Strasb...

Une disparition qui laisse un grand vide...
24/03/2020

Une disparition qui laisse un grand vide...

C'est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès de Lucien Sève, philosophe prolifique emporté par le covid-19 à 93 ans. Il laisse une oeuvre majeure construite à partir des élaborations de Marx mais aussi de Lénine qu'il tint toute sa vie durant en si haute estime.
Penseur de la dialectique comme de la personne humaine, du communisme comme de la vacuité des "dons", Lucien Sève n'aura eu de cesse de mener avec exigence et rigueur un travail théorique par-delà les modes et les conjonctures.
Toujours très disponible, il a donné plusieurs articles à notre revue et, avant cela, à La Revue du projet. Il a également préfacé le volume DÉCOUVRIR MARX tiré des publications de la revue.

En hommage, nous renvoyons à ces textes.
Ici, un article qu'il avait écrit pour le premier numéro de Cause Commune:
https://www.causecommune-larevue.fr/la_classe_dominante_elements_de_definition
On consultera également ses contributions à la Revue du Projet ou les articles le concernant, par exemple :
http://projet.pcf.fr/89380
http://projet.pcf.fr/77424
http://projet.pcf.fr/59751

Coronavirus. On limite les déplacements et les contacts autant que possible. On peut en profiter pour regarder les séanc...
14/03/2020
Université Permanente

Coronavirus. On limite les déplacements et les contacts autant que possible. On peut en profiter pour regarder les séances 2019-2020 voire 2018-2019 sur la chaîne Youtube de l'Université permanente : Capital (Marx), histoire, littérature, sciences, philosophie, économie...

A bientôt !
(Les séances prévues en mars sont annulées)

https://www.youtube.com/channel/UC9aADw3SBkz9-otZiW3APbA

Le 8 mars est passé, mais il continue toute l'année avec le cycle Littérature de l'Université permanente.Mardi 10 mars, ...
08/03/2020

Le 8 mars est passé, mais il continue toute l'année avec le cycle Littérature de l'Université permanente.

Mardi 10 mars, nous recevons trois jeunes poétesses contemporaines : Aurélia Lassaque, Marie de Quatrebarbes, Katia-Sofia Hakim.

A découvrir à 19H à l'espace Niemeyer !

Ce mardi 10 mars 19H à l'espace Niemeyer.M°Colonel Fabien.
07/03/2020

Ce mardi 10 mars 19H à l'espace Niemeyer.
M°Colonel Fabien.

Le cycle CAPITAL continue. Ce soir, 19h, espace Niemeyer, on attaque la section 4 !Avec Saliha Boussedra, docteure en ph...
03/03/2020

Le cycle CAPITAL continue. Ce soir, 19h, espace Niemeyer, on attaque la section 4 !
Avec Saliha Boussedra, docteure en philosophie.

Vous pouvez dorénavent retrouver la conférence "Qu’y a-t-il de matérialiste chez Spinoza ?" de Pascal Sévérac en édition...
16/02/2020

Vous pouvez dorénavent retrouver la conférence "Qu’y a-t-il de matérialiste chez Spinoza ?" de Pascal Sévérac en édition papier. (format 130X200, 130 pages, 15 euros) http://hdiffusion.fr/

Peut-on véritablement ranger Spinoza parmi les philosophes matérialistes ? La question n’est pas simple, car Spinoza jamais ne réduit la pensée à la matière, l’esprit au cerveau. Et pourtant, il donne toute
sa place au corps pour appréhender à la fois la puissance cognitive du psychisme, mais aussi sa
conquête de la liberté. On distinguera trois sens du matérialisme – empirique, ontologique et métho-
dologique – pour saisir ce qu’il peut bien y avoir de matérialiste chez Spinoza.

Pascal Sévérac est professeur de philosophie à l’université Paris-Est Créteil. Spécialiste de la philo-
sophie spinoziste (il a publié notamment Le devenir actif chez Spinoza, Honoré Champion, 2005 et
Spinoza. Union et désunion, Vrin, 2011), il confronte pensée spinoziste et pensée contemporaine, en
philosophie comme dans les sciences humaines et sociales. Ses recherches portent également sur la
philosophie de l’enfance et de l’éducation.

13/02/2020

Chèr(e)s ami(e)s de l'université.
Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous sommes contraints d'annuler et reporter à une date ultérieure la séance "Saint-Simon et Fourier : Deux figures dans le siècle" du cycle Histoire, ce mardi 18 février

Nous vous tiendrons très prochainement informés de la nouvelle date prévue pour cette séance.
A bientôt

L' université permanente reprend son cycle, "lire le Capital" ce mardi 4 février à 19h à l'espace Niemeyer (M2 Colonel-F...
01/02/2020

L' université permanente reprend son cycle, "lire le Capital" ce mardi 4 février à 19h à l'espace Niemeyer (M2 Colonel-Fabien).

La prochaine conférence abordera le chapitre sur "la journée de travail" (Section 3, Livre 1)."
Avec : Jean Quétier, agrégé de philosophie, animateur de la Grande édition Marx Engels (GEME) en français.

28/01/2020

Retrouvez ce soir le physicien Hubert Krivine pour une conférence sur l'âge de la Terre. Avec la revue Progressistes.

L'Université permanente reprend ses travaux. Rendez-vous mardi 21 janvier 19h pour une séance autour d'une question de g...
20/01/2020

L'Université permanente reprend ses travaux. Rendez-vous mardi 21 janvier 19h pour une séance autour d'une question de grande ampleur : ouvriers et mouvement ouvrier au XIXe siècle !
Avec Michel Pigenet, professeur émérite à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - Centre d'histoire sociale des mondes contemporains et président du conseil scientifique de l'IHS-CGT.

10/01/2020

chèr(e)s ami(e)s de l’université permanente, la prochaine conférence du 14 janvier "Mme De La Fayette et les femmes de la littérature baroque "est reportée en raison des grèves.

A bientôt et vive la lutte !!

Dans l'Humanité de ce week-end, Claude Mazauric revient sur le livre, issu de sa conférence, qui ouvre la collection Uni...
20/12/2019

Dans l'Humanité de ce week-end, Claude Mazauric revient sur le livre, issu de sa conférence, qui ouvre la collection Université permanente aux Éditions Hermann Diffusion.

15/12/2019
Caubert/Aragon. "Persécuté persécuteur" (1931)

"Aragon, le communiste et le fou"/ Philippe Caubère. (Extrait)

Persécuté persécuteur est un recueil de poèmes publié par Louis Aragon en 1931. Il s'agit de son dernier recueil appartenant au mouvement surréaliste et témoigne de son engagement pour le communisme. Il comprend le poème Front rouge, qui entraînera sa rupture avec André Breton et le surréalisme

https://youtu.be/c7tZbXv7604

Extrait du spectacle/film de Bernard Dartigues "Aragon, le communiste et le fou" Un spectacle conçu, mis en scène et joué par Philippe Caubère.

14/12/2019

chèr(e)s ami(e)s de l’université permanente, ainsi que la semaine dernière, nous sommes dans l'obligation (dû aux grèves) d'annuler la prochaine conférence du 17 décembre "La France des mouvements révolutionnaires 1830-1848".
Nous en sommes désolés.
A bientôt et vive la lutte !!

Mardi 10/12, après la manif', rendez-vous avec Violette Leduc, une femme libre et une grande romancière.Présentée par Re...
07/12/2019

Mardi 10/12, après la manif', rendez-vous avec Violette Leduc, une femme libre et une grande romancière.

Présentée par René De Ceccatty.

19h Espace Niemeyer et lundi prochain sur Youtube.

Untitled Album
07/12/2019

Untitled Album

Cause Commune, la Revue
25/11/2019

Cause Commune, la Revue

Le programme du mois de décembre de l'Université permanente

Podcast:Michael Heinrich montre que le travail de Marx n’existe que comme projet inachevé, qu’il consiste en une success...
15/11/2019
Karl Marx, un homme moderne

Podcast:
Michael Heinrich montre que le travail de Marx n’existe que comme projet inachevé, qu’il consiste en une succession de débuts fascinants, d’accidents et de bifurcations. Cette démarche lui permet de brosser le portrait de Marx en homme moderne.

Entretien avec Jean Quétier

À l’opposé de la plupart des biographes de Marx qui l’ont enfermé dans des schémas simplificateurs, Michael Heinrich montre que le travail de Marx n’existe que comme projet inachevé, qu’il consiste en

Aujourd'hui, l'Université permanente fête Elsa Triolet au Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris ! À pa...
12/11/2019

Aujourd'hui, l'Université permanente fête Elsa Triolet au Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris ! À partir de 15h (mais possibilité d'arriver plus tard) jusqu'à 22h.

Mardi 12, l'Université permanente se déplace au Petit Palais ! Dans le cadre du cycle Femmes et littérature, nous aborde...
06/11/2019
75e anniversaire de l'attribution du prix Goncourt à Elsa Triolet

Mardi 12, l'Université permanente se déplace au Petit Palais ! Dans le cadre du cycle Femmes et littérature, nous aborderons la figure d'Elsa Triolet à l'occasion du 75e anniversaire de son prix Goncourt, elle qui fut la 1e femme récipiendaire.

Conférences, rencontres, lectures, performance, théâtre, ce mardi 12 novembre, à l'auditorium du Petit Palais au musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris.
Dès 15h. Jusqu'à 22h.

Il y a 75 ans, Elsa Triolet devenait la première femme à recevoir le prix Goncourt. Célébrons cet anniversaire le 12 novembre à Paris.

Les Éditions Hermann/HD  viennent d'editer l'explicite conférence de Bernard Vasseur "Aragon, stalinien ?"
30/10/2019

Les Éditions Hermann/HD viennent d'editer l'explicite conférence de Bernard Vasseur "Aragon, stalinien ?"

Adresse

Espace Niemeyer - 2, Place Du Colonel-Fabien
Paris
75019

Heures d'ouverture

Mardi 19:00 - 21:00

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Université permanente publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Université permanente:

Vidéos

événements/lieux á proximité


Autres Évènement à Paris

Voir Toutes

Commentaires

De la devise républicaine - REVENDIQUER LA LIBERTÉ = PLÉBISCITER L'ÉGALITÉ = MANIFESTER LA FRATERNITÉ - À la Démocratie républicaine Maximilien Robespierre … Discours sur la liberté de la presse ( Prononcé à la Société des Amis de la Constitution le 11 mai 1791 ) " DANS TOUT ÉTAT LIBRE CHAQUE CITOYEN EST UNE SENTINELLE DE LA LIBERTÉ QUI DOIT CRIER, AU MOINDRE BRUIT, À LA MOINDRE APPARENCE DU DANGER QUI LA MENACE. " Maximilien ROBESPIERRE" LA LIBERTÉ D’ÉCRIRE PEUT S’EXERCER SUR DEUX OBJETS, LES CHOSES ET LES PERSONNES. " Maximilien ROBESPIERRE "J’ai prouvé jusqu’ici que la liberté d’écrire sur les choses doit être illimitée : envisageons-là maintenant par rapport aux personnes. Je distingue à cet égard les personnes publiques et les personnes privées ; et je me propose cette question ; les écrits qui inculpent les personnes publiques, peuvent-ils être punis par la loi ? C’est l’intérêt général qui doit la décider. Pesons donc les avantages et les inconvénients des deux systèmes contraires. Une importante considération, et peut-être une raison décisive, se présente d’abord. Quel est le principal avantage, quel est le but essentiel de la liberté de la presse ? C’est de contenir l’ambition et le despotisme de ceux à qui le peuple a commis son autorité, en éveillant sans cesse son attention sur les atteintes qu’ils peuvent porter à ses droits. Or, si vous leur laissez le pouvoir de poursuivre, sous le prétexte de calomnie, ceux qui oseront blâmer leur conduite, n’est-il pas clair que ce frein devient absolument impuissant et nul ? Qui ne voit combien le combat est inégal entre un citoyen faible, isolé, et un adversaire armé des ressources immenses que donne un grand crédit et une grande autorité ? Qui voudra déplaire aux hommes puissants, pour servir le peuple, s’il faut qu’au sacrifice des avantages que présente leur faveur, et au danger de leurs persécutions secrètes, se joigne encore le malheur presque inévitable d’une condamnation ruineuse et humiliante ? Mais, d’ailleurs, qui jugera les juges eux-mêmes ? Car, enfin, il faut bien que leurs prévarications ou leurs erreurs ressortissent, comme celles des autres magistrats, au tribunal de la censure publique. Qui jugera le dernier jugement, qui décidera ces contestations ? Car il faut qu’il y en ait un qui soit le dernier ; il faut aussi qu’il soit soumis à la liberté des opinions. Concluons qu’il faut toujours revenir au principe, que les citoyens doivent avoir la faculté de s’expliquer et d’écrire sur la conduite des hommes publics, sans être exposé à aucune condamnation légale. Attendrai-je des preuves juridiques de la conjuration de Catilina ? Et n’oserai-je la dénoncer au moment où il faudrait l’avoir déjà étouffée ? Comment oserais-je dévoiler les desseins perfides de tous ces chefs de parti, qui s’apprêtent à déchirer le sein de la république, qui tous se couvrent du voile du bien public et de l’intérêt du peuple, et qui ne cherchent qu’à l’asservir et le vendre au despotisme ? Comment vous développerai-je la politique ténébreuse de Tibère ? Comment les avertirai-je que ces pompeux dehors de vertus dont il s’est tout à coup revêtu, ne cachent que le dessein de consommer plus sûrement cette terrible conspiration qu’il trame depuis longtemps contre le salut de Rome ? Eh ! devant quel tribunal voulez-vous que je lutte contre lui ? Sera-ce devant le Préteur ? Mais s’il est enchaîné par la crainte, ou séduit par l’intérêt ? Sera-ce devant les Ediles ? mais s’ils sont soumis à son autorité, s’ils sont à la fois ses esclaves et ses complices ? Sera-ce devant le Sénat ? Mais si le sénat lui-même est trompé ou asservi ? Enfin si le salut de la patrie exige que j’ouvre les yeux à mes concitoyens sur la conduite même du sénat, du Préteur et des Ediles, qui jugera entr’eux et moi ? Mais une autre raison sans réplique semble achever de mettre cette vérité dans tout son jour. Rendre les citoyens responsable de ce qu’ils peuvent écrire contre les personnes publiques, ce serait nécessairement supposer qu’il ne leur serait pas permis de les blâmer, sans pouvoir appuyer leurs inculpations par des preuves juridiques. Or, qui ne voit pas combien une pareille supposition répugne à la nature même de la chose, et aux premiers principes de l’intérêt social ? Qui ne sait combien il est difficile de se procurer de pareilles preuves ; combien il est facile au contraire à ceux qui gouvernent, d’envelopper leurs projets ambitieux des voiles du mystère, de les couvrir même du prétexte spécieux du bien public ? N’est-ce pas même là la politique ordinaire des plus dangereux ennemis de la patrie ? Ainsi ce serait ceux qu’il importerait le plus de surveiller, qui échapperaient à la surveillance de leurs concitoyens. Tandis qu’on chercherait les preuves exigées pour avertir de leurs funestes machinations, elles seraient déjà exécutées, et l’Etat périrait avant que l’on eût osé dire qu’il était en péril. Non, dans tout état libre chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace. Tous les peuples qui l’ont connue n’ont-ils pas craint pour elle, jusqu’à l’ascendant même de la verité ? Non, dans tout état libre chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace. Tous les peuples qui l’ont connue n’ont-ils pas craint pour elle, jusqu’à l’ascendant même de la verité ? Aristide banni par l’ostracisme, n’accusait pas cette jalousie ombrageuse qui l’envoyait à un glorieux exil. Il n’eût point voulu que le peuple Athénien fût privé du pouvoir de lui faire injustice. Il savait que la même loi qui eût mis le magistrat vertueux à couvert d’une téméraire accusation, aurait protégé l’adroite tyrannie de la foule des magistrats corrompus. Ce ne sont pas ces hommes incorruptibles, qui n’ont d’autre passion que celle de faire le bonheur et la gloire de leur patrie, qui redoutent l’expression publique des sentiments de leurs concitoyens. Ils sentent bien qu’il n’est pas si facile de perdre leur estime, lorsqu’on peut opposer à la calomnie une vie irréprochable et les preuves d’un zèle pur et désintéressé ; s’ils éprouvent quelquefois une persécution passagère, elle est pour eux le sceau de la gloire et le témoignage éclatant de leur vertu ; ils se reposent avec une douce confiance, sur le suffrage d’une conscience pure et sur la force de la vérité qui leur ramène bientôt ceux de leurs concitoyens. Qui sont ceux qui déclament sans cesse contre la licence de la presse, et qui demandent des lois pour la captiver ? Ce sont ces personnages équivoques, dont la réputation éphémère, fondée sur les succès du charlatanisme, est ébranlée par le moindre choc de la contradiction ; … ce sont ceux qui voulant à-la-fois plaire au peuple et servir les tyrans, combattus entre le désir de conserver la gloire acquise en défendant la cause publique, et les honteux avantages que l’ambition peut obtenir en l’abandonnant, qui, substituant la fausseté au courage, l’intrigue au génie, tous les petits manèges des cours aux grands ressorts des révolutions, tremblent sans cesse que la voix d’un homme libre vienne révéler le secret de leur nullité ou de leur corruption ; … qui sentent que pour tromper ou pour asservir leur patrie, il faut, avant tout, réduire au silence les écrivains courageux qui peuvent la réveiller de sa funeste léthargie, à-peu-près comme on égorge les sentinelles avancées pour surprendre le camp ennemi ; … ce sont tous ceux enfin qui veulent être impunément faibles, ignorants, traîtres ou corrompus. Je n’ai jamais ouï dire que Caton, traduit cent fois injustice, ait poursuivi ses accusateurs ; mais l’histoire m’apprend que les décemvirs à Rome firent des lois terribles contre les libelles. C’est en effet uniquement aux hommes que je viens de peindre, qu’il appartient d’envisager avec effroi la liberté de la presse ; car, ce serait une grande erreur de penser que dans un ordre de choses paisible où elle est solidement établie, toutes les réputations soient en proie au premier qui veut les détruire. Que sous la verge du despotisme, où l’on est accoutumé à entendre traité de libelles les justes réclamations de l’innocence outragée et les plaintes les plus modérées de l’humanité opprimée, un libelle même digne de ce nom soit adopté avec empressement et cru avec facilité, qui pourrait en être surpris ? Les crimes du despotisme, la corruption des moeurs rendent toutes les inculpations si vraisemblables ! Il est si naturel d’accueillir comme une vérité un écrit qui ne parvient à vous qu’en échappant aux inquisitions des tyrans ! Mais sous le régime de la liberté, croyez-vous que l’opinion publique, accoutumée à la voir s’exercée en tout sens, décide en dernier ressort de l’honneur des citoyens, sur un seul écrit, sans peser ni les circonstances, ni les faits, ni le caractère de l’accusateur, ni celui de l’accusé. Elle juge en général et jugera surtout alors avec équité : souvent même les libelles seront des titres de gloire pour ceux qui en seront les objets, tandis que certains éloges ne seront à ses yeux qu’un opprobre : et en dernier résultat, la liberté de la presse ne sera que le fléau du vice et de l’imposture, et le triomphe de la vertu et de la vérité. Maximilien ROBESPIERRE / extrait du Discours sur la liberté de la presse ( 11 mai 1791 ) " La liberté de la presse doit être entière et indéfinie, ou elle n’existe pas./ la liberté de la presse ne peut être distinguée de la liberté de la parole ;l’une et l’autre est sacrée comme la nature ; elle est nécessaire comme la société elle-même." ( Robespierre) " DANS TOUT ÉTAT LIBRE CHAQUE CITOYEN EST UNE SENTINELLE DE LA LIBERTÉ QUI DOIT CRIER, AU MOINDRE BRUIT, À LA MOINDRE APPARENCE DU DANGER QUI LA MENACE. " Maximilien ROBESPIERRE"
De la devise républicaine - REVENDIQUER LA LIBERTÉ = PLÉBISCITER L'ÉGALITÉ = MANIFESTER LA FRATERNITÉ - À la Démocratie républicaine Maximilien Robespierre … Discours sur la liberté de la presse ( Prononcé à la Société des Amis de la Constitution le 11 mai 1791 ) " LA LIBERTÉ D’ÉCRIRE SUR LES CHOSES DOIT ÊTRE ILLIMITÉE " Maximilien ROBESPIERRE " La liberté de la presse doit être entière et indéfinie, ou elle n’existe pas./ la liberté de la presse ne peut être distinguée de la liberté de la parole ;l’une et l’autre est sacrée comme la nature ; elle est nécessaire comme la société elle-même." ( Robespierre) l’empire de l’opinion publique sur les opinions particulières est doux, salutaire, naturel, irrésistible ; celui de l’autorité et de la force est nécessairement tyrannique, odieux, absurde, monstrueux. A ces principes éternels, quels sophismes objectent les ennemis de la liberté ? La soumission aux lois ; il ne faut point permettre d’écrire contre les lois. Obéir aux lois est le devoir de tout citoyen : publier librement ses pensées sur les vices ou sur la bonté des lois, est le droit de tout homme et l’intérêt de la société entière ; c’est le plus digne et le plus salutaire usage que l’homme puisse faire de sa raison ; c’est le plus saint des devoirs que puisse remplir, envers les autres hommes, celui qui est doué des talents nécessaires pour les éclairer. Les lois, que sont-elles ? l’expression libre de la volonté générale, plus ou moins conforme aux droits et à l’intérêt des nations, selon le degré de conformité qu’elles ont aux lois éternelles de la raison, de la justice et de la nature. Chaque citoyen a sa part et son intérêt dans cette volonté générale ; il peut donc, il doit même déployer tout ce qu’il a de lumières et d’énergie pour l’éclairer, pour la réformer, pour la perfectionner. Comme dans une société particulière, chaque associé a le droit d’engager ses co-associés à changer les conventions qu’ils ont faites, et les spéculations qu’ils ont adoptées pour la prospérité de leurs entreprises : … ainsi, dans la grande société politique, chaque membre peut faire tout ce qui est en lui, pour déterminer les autres membres de la cité à adopter les dispositions qui lui paraissent les plus conforme à l’avantage commun. S’il en est ainsi des lois qui émanent de la société elle-même, que faudra-t-il penser de celles qu’elle n’a point faites, de celles qui ne sont que la volonté de quelques hommes, et l’ouvrage du despotisme ? C’est lui qui inventa cette maxime qu’on ose répéter encore aujourd’hui pour consacrer ses forfaits ? Que dis-je ? Avant la révolution même, nous jouissions, jusqu’à un certain point, de la liberté de disserter et d’écrire sur les lois. Sûr de son empire, et plein de confiance dans ses forces, le despotisme n’osait point contester ce droit à la philosophie, aussi ouvertement que ces modernes Machiavels, qui tremblent toujours de voir leur charlatanisme anti-civique dévoilé par la liberté entière des opinions. Du moins faudra-t-il qu’ils conviennent que, si leurs principes avaient été suivis, les lois ne seraient encore, pour nous, que des chaînes destinées à attacher les nations au joug de quelques tyrans, et qu’au moment où je parle, nous n’aurions pas le droit d’agiter cette question. Mais, pour obtenir cette loi tant désirée contre la liberté on présente l’idée que je viens de repousser, sous les termes les plus propres même à réveiller les préjugés, et à inquiéter le zèle pusillanime et peu éclairé : car, comme une pareille loi est nécessairement arbitraire dans l’exécution, comme la liberté des opinions est anéantie dès qu’elle n’existe point entière, il suffit aux ennemis de la liberté d’en obtenir une, quelle qu’elle soit. On vous parlera donc d’écrit qui excitent les peuples à la révolte, qui conseillent la désobéissance aux lois ; on vous demandera une loi pénale pour ces écrits-là. Ne prenons point le change ; et attachons-nous toujours à la chose, sans nous laisser séduire par les mots. Croyez-vous, d’abord, qu’un écrit plein de raison et d’énergie, qui démontrerait qu’une loi est funeste à la liberté et au salut public, ne produirait pas une impression plus profonde que celui qui, dénué de force et de raison, ne contiendrait que des déclamations contre cette loi, ou le conseil de ne point la respecter ? Non sans doute. S’il est permis de décerner des peines contre ces derniers écrits, une raison plus impérieuse encore les provoquerait donc contre les autres, et le résultat de ce système serait, en dernière analyse, l’anéantissement de la liberté de la presse, et non les formes. Mais voyons les objets tels qu’ils sont avec les yeux de la raison, et non avec ceux des préjugés que le despotisme a accrédités. Ne croyons pas que, dans un état libre, ni même dans aucun état, des écrits remuent si facilement les citoyens, et les portent à renverser un ordre de choses cimenté par l’habitude, par tous les rapports sociaux, et protégé par la force publique. En général, c’est par une action lente et progressive qu’ils influent sur la conduite des hommes. C’est le temps, c’est la raison qui détermine cette influence. Ou bien ils sont contraire à l’opinion et à l’intérêt du plus grand nombre et alors ils sont impuissants ; ils excitent même le blâme et le mépris public,et tout reste calme : ou bien ils expriment le vœu général et ne font qu’éveiller l’opinion publique : qui oserait les regarder comme des crimes ? Analysez bien tous ces prétextes, toutes ces déclamations contre ce que quelques-uns appellent écrits incendiaires, et vous verrez qu’elles cachent le dessein de calomnier le peuple, pour l’opprimer et pour anéantir la liberté dont il est le seul appui, vous verrez qu’elles supposent d’une part une profonde ignorance des hommes, de l’autre un profond mépris de la partie de la nation la plus nombreuse et la moins corrompue. Cependant, comme il faut absolument un prétexte de soumettre la presse aux poursuites de l’autorité, on nous dit : Mais, si un écrit a provoqué des délits, une émeute, par exemple, ne punira-t-on pas cet écrit ? Donnez-nous au moins une loi pour ce cas là. Il est facile, sans doute, de présenter une hypothèse particulière, capable d’effrayer l’imagination, mais il faut voir la chose sous des rapports plus étendus. Considérez combien il serait facile de rapporter une émeute, un délit quelconque, à un écrit qui n’en serait cependant point la véritable cause ; combien il est difficile de distinguer si les événements qui arrivent dans un temps postérieur à la date d’un écrit en sont véritablement l’effet ; comment sous ce prétexte, il serait facile aux homme en autorité, de poursuivre tous ceux qui auraient exercé avec énergie le droit de publier leur opinion sur la chose publique, ou sur les hommes qui gouvernent. Observez, surtout, que, dans aucun cas, l’ordre social ne peut être compromis par l’impunité d’un écrit qui aurait conseillé un délit. Pour que cet écrit fasse quelque mal, il faut qu’il se trouve un homme qui commette le délit. Or les peines que la loi prononce contre ce délit sont un frein pour quiconque serait tenté de s’en rendre coupable ; et, dans ce cas là comme dans les autres, la sûreté publique est suffisamment garantie, sans qu’il soit nécessaire de chercher une autre victime. Le but et la mesure des peines est l’intérêt de la société. Par conséquent, s’il importe plus à la société de ne laisser aucun prétexte d’attenter arbitrairement à la liberté de la presse, que d’envelopper dans le châtiment du coupable un écrivain répréhensible, il faut renoncer à cet acte de rigueur, il faut jeter un voile sur toutes ces hypothèses extraordinaires qu’on se plaît à imaginer, pour conserver, dans toute son intégrité, un principe qui est la première base du bonheur social. Cependant, s’il était prouvé d’ailleurs que l’auteur d’un semblable écrit fût complice, il faudrait le punir comme tel, de la peine infligée au crime dont il serait question, mais non le poursuivre comme auteur d’un écrit, en vertu d’aucune loi sur la presse. Maximilien ROBESPIERRE / extrait du Discours sur la liberté de la presse ( 11 mai 1791 ) " La liberté de la presse doit être entière et indéfinie, ou elle n’existe pas./ la liberté de la presse ne peut être distinguée de la liberté de la parole ;l’une et l’autre est sacrée comme la nature ; elle est nécessaire comme la société elle-même." ( Robespierre) " LA LIBERTÉ D’ÉCRIRE SUR LES CHOSES DOIT ÊTRE ILLIMITÉE " Maximilien ROBESPIERRE