Plateforme de la création architecturale à la Cité de l'architecture

Plateforme de la création architecturale à la Cité de l'architecture Un nouveau format pour faire un "état des lieux" de la création architecturale. Ce qui pose question, ce qui fait débat. Entrée libre
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27/05/2020
Adelfo Scaranello, architecte, Besançon/Paris

À l’INTÉRIEUR D’UN PARCOURS
Adelfo Scaranello, pétri dans une culture de l’économie

L’économie de moyens est un grand sujet d’actualité, il anime les débats sur la scène de la critique d’autant qu’il s’invite de plus en plus dans la construction des bâtiments. Cette ligne directrice, qu’on n’aurait tort de résumer à un simple pragmatisme budgétaire, ramène en fait à l’essentiel, la structure comme la matière. C’est pour certains architectes une véritable ligne de conduite. Né à Besançon et installé dans la capitale franc-comtoise, Adelfo Scaranello a toujours eu deux grandes références à portée de main, la Citadelle de Vauban et le Grand théâtre de Ledoux. Mais, c’est en enrichissant son corpus par l’art contemporain, qu’il va creuser l’idée de la relation fertile entre le volume et la matière : Beuys, Albers, mais aussi Helmut Federle ou Gloria Friedmann pour qui il construira, en 1997, le Carré rouge dans le paysage du plateau de Langres. « Faire peu est une attitude », confirme-t-il dans une « recherche de sens » qui guide tout son travail n’excluant pas un certain dépouillement. Dessin, peinture, sculpture, y compris avec des végétaux, l’ont aidé au début de son parcours à se forger une culture de l’architecture où le travail sur la matière implique les savoir-faire locaux. La Maison des pêcheurs construite en Bourgogne, à Flée en 2000, avec sa texture mélangeant les effets de matité et de brillance, résume à elle seule l’esprit de cette recherche. Le travail avec les artisans, que Scarpa savaient si bien mettre en œuvre, accompagne volontiers cette démarche, comme le montre la Maison du parc naturel régional du Haut-Jura à Lajoux, avec une utilisation du tavaillon. Lorsqu’il n’opère pas dans les territoires de la ruralité, Adelfo Scaranello se trouve régulièrement confronté à l’insertion dans le patrimoine d’une ville ancienne, voire à la mutation d’un bâtiment existant. Le musée de l’abbaye à Saint-Claude, dans le Jura, montre comment imbriquer un bâtiment culturel à la suite de logements, occasion pour lui de mettre en œuvre un dispositif à l’intérieur dont les dalles associent le bois et le béton à l’instar des façades qui allient, elles, l’aluminium et le béton. Et si le musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine cherche à faire le raccord avec le contexte avec sa peau de brique, le Musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon illustre toute la stratégie consistant à se glisser dans les habits d’un autre. L’enjeu était, là, de réinvestir un carré presque parfait conçu au XIXe siècle et transformé une première fois dans les années 1970. Intervenir sur ce palimpseste, impliquait de faire ressortir la potentialité du lieu en travaillant autant la spatialité que la lumière. Avec le béton pour seule véritable matière, l’économie de projet se fait jour, c’est elle qui guide le visiteur, aidé par une scénographie dont la sobriété ne pouvait qu’aller de pair.

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Lundi 20 mai 2019 - 19h Conférence mensuelle d’un architecte, d’un urbaniste ou d’un paysagiste invité, français ou étranger, sur ses réalisations et ses pro...

26/05/2020
Stefano Boeri, Milan

À L’INTÉRIEUR D’UN PARCOURS
Stefano Boeri, la recherche comme moteur
Stefano Boeri

Engagée dans un cycle d’évolution permanente, la ville est un sujet de recherche inépuisable. Mais, dans le cas de la ville-port, le sujet de la mutation prend une dimension particulière avec l’arrivée du container qui, dès les années 1970, va enclencher de grandes transformations et de reconquêtes dans le monde entier. “Obsédé” par la relation que l’architecture peut entretenir la mer, Stefano Boeri, architecte formé au Politecnico de Milan, et qui a fait sa thèse à l’université de Venise, a beaucoup travaillé sur le thème des villes portuaires. Avec l’aide du photographe Gabriele Basilico, il s’est attaché à démontrer notamment que le port n’est pas une périphérie mais une question centrale. Tout son travail porté par l’agence Multiplicity s’inscrit dans une recherche globale où géopolitique et urbanisme se croisent. Et, lorsqu’on lui confie, pour trois ans, la direction de la revue Domus, il gardera ce cap où, en plus, l’utilité sociale de l’architecture sera mise en valeur. La Méditerranée va se réinviter dans son parcours avec la commande de deux bâtiments publics, l’un sur le très beau site de La Maddalena, entre la Sardaigne et la Corse, pour abriter le G8 en 2009, l’autre sur le site du port de Marseille, avec une résidence pour artistes installée juste à côté du MuCem, deux bâtiments complètement différents dans le concept comme dans la matérialité. À côté du monolithe de béton de Rudy Ricciotti, Stefano Boeri imagine un porte-à-faux tout en acier afin que « la mer entre dans le projet ». Après une parenthèse politique de trois ans, de 2011 à 2013, où il sera l’élu à la culture pour la ville de Milan, il focalisera ses recherches sur la question de la relation de l’architecture à la nature. Sans doute, le souvenir de la maison horizontale construite par sa mère au milieu des arbres le poussera-t-il à développer un projet en relation avec la nature, mais cette fois en hauteur: le “Bosco verticale” , en pleine ville à Milan. Sur ces deux tours végétalisées avec 800 arbres, soit une surface équivalente à un hectare de forêt, il va imaginer un lieu de vie pour des personnes et une multitude de oiseaux sans compter les insectes. “Tentative de déminéralisation de la condition urbaine”, ce projet sur l’architecture source de biodiversité a fait le tour du monde et son auteur a complété l’approche en proposant ensuite le “Fiume verde”, corridor écologique à l’échelle de la métropole milanaise.

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25/05/2020
Julien Choppin et Nicola Delon Encore Heureux

À L’INTÉRIEUR D’UN PARCOURS
Encore Heureux, le réalisme optimiste

Le mythe de la page blanche est-il encore d’actualité? La modernité n’est-elle pas aujourd’hui à trouver dans la reconquête des territoires, comme dans le recyclage et le réemploi? Bien conscients que leur métier ne va pas disparaître mais plutôt changer, Julien Choppin et Nicolas Delon, les fondateurs du collectif Encore heureux en 2001, ne sont pas du genre à donner dans la complainte de l’architecte incompris, ni dans « l’architecture d’auteur », ils préfèrent agir et opérer sur le réel: ce qui existe et nous entoure. Sur les traces d’un Lévi-Strauss, ils n’ont pas peur de parler de « bricolages organisés » et pensent que leur travail assumé de généralistes est de « savoir s’adapter à des situations ». Cette approche réaliste qui les a confortés dans une pratique collective, les a également conduits à explorer les marges de l’architecture comme un habitat mobile sur vélo ou une aire de jeux pour enfants destinée à la Friche de la Belle de Mai à Marseille, comme à investir le champ de l’événementiel pour le grand festival des vieilles charrues en Bretagne, ou bien la COP 21 en 2015. Même si leur cathédrale de bois et leur forêt de drapeaux n’ont, hélas, jamais été construites, tout le monde avait bien compris que le projet architectural était totalement en phase avec l’enjeu écologique. Et lorsque que, invités par l’artiste Ai Wei Wei à participer à l’aventure d’Ordos, une forme de « zoo architectural » en Mongolie (100 villas construites par 100 architectes en 100 jours), ils répondent par une « architecture rétrofuturiste » mettant en œuvre la brique chinoise. Dans la droite ligne d’un Patrick Bouchain, les Encore Heureux pensent qu’avant de construire des bâtiments, « il faut concevoir la façon dont on les conçoit ». Animés par ailleurs par un souci d’économie des ressources, ils se sont lancés dans une grande campagne sur le thème de la réutilisation des matériaux comme des lieux. « Les déchets des uns peuvent être les ressources des autres », martèlent-ils. Démonstration en sera faite dans leur Pavillon circulaire, installé en 2015 sur l’esplanade de l’Hôtel de ville à Paris, où l’architecture naîtra du réemploi de 180 portes des années 1930, destinées à la casse. Autre message très clair, envoyé cette fois depuis la Biennale de Venise en 2018 où, architectes du Pavillon français, ils proposent « Lieux infinis » en réponse au thème « Freespace », choisi par les deux Irlandaises de Grafton. En plus des 10 lieux propices à la réinvention sélectionnés en France, Encore Heureux en offrira un onzième sur l’île du Lido, avec l’ancienne caserne Pepe qu’ils proposeront comme site d’expérimentation en vraie grandeur. Ça a marché!

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LUNDI 7 DÉCEMBRE 2015 NICOLA DELON ET JULIEN CHOPPIN ENCORE HEUREUX, PARIS Depuis 2001, Encore Heureux se veut un atelier exploratoire de la condition urbain...

23/05/2020
Tank Architectes

À L’INTÉRIEUR D’UN PARCOURS
Tank, les anticipateurs

Programmée ou pas, l’obsolescence n’épargne pas les bâtiments, surtout dans notre époque contemporaine où tout s’accélère. Dès lors, afin de parer à leur destruction, il s’agit d’intégrer la mutation dès la conception, d’imaginer l’étape d’après, d’installer le projet dans un processus d’évolution. Bien en phase avec leur époque, Olivier Camus et Lydéric Vauvy, les fondateurs de Tank, pensent leurs projets à l’aune de cette nouvelle donnée. Tous deux formés en Belgique, à l’école Saint Luc de Tournai, ils œuvrent principalement dans la métropole transfrontalière, entre Lille et Courtrai, un territoire très marqué par les friches industrielles. Leur sens de l’anticipation les a ainsi conduits à réfléchir en terme de mutabilité et, dès lors, à trouver une logique structurelle qui s’adapte à différents usages. « On adore ce moment de chantier où la structure dit tout », avouent-ils, des séquences que Julien Lanoo, le photographe qui suit particulièrement leur travail, aime à capter. Cette approche évolutive basée sur un travail en maquettes ne concerne pas que les projets publics, elle s’adapte également très bien à la commande privée plus sensible à l’évolution du marché. Qu’il s’agisse d’un ensemble de quatre maisons à Villeneuve d’Ascq conçues pour des cadres en itinérance, où une ruche d’entreprise à Tourcoing, le principe structurel est garant de la mutabilité. Structure métallique qui entre en fusion avec le paysage pour les maisons, exosquelette de béton pour assurer libérer les plateaux des alvéoles de la ruche tout en intégrant un parking silo. Cette pensée constructive permet d’assurer une économie pour une maison à Arras dont les clients ne disposaient que d’un petit budget, comme pour des clients plus aisés dont la maison pliée ouverte sur le jardin à Mouvaux s’est vue décerner le prix Archinovo en 2019. « L’architecture doit accepter de vieillir et de se patiner avec le temps », rappellent-ils, opportunité pour eux de mettre en œuvre « un dialogue poétique et sensible avec le site ». À une autre échelle, le travail de Tank sur une ancienne minoterie à Roubaix transformée en lofts habitables, ou sur un ancien commissariat de police à La Madeleine transformé en médiathèque, vient confirmer la dimension recherche de la métamorphose de l’architecture.

TANK Architectes
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21/05/2020
Bijoy Jain Studio Mumbai, Mumbai

À L’INTÉRIEUR D’UN PARCOURS
Bijoy Jain, revisiter le vernaculaire
Studio Mumbai

Né à Bombay, retourné à Mumbai. Après sa formation aux États-Unis et son début de pratique chez Richard Meier, Bijoy Jain prend ses distances par rapport à la production anglo-saxonne pour monter son agence dans sa ville d’origine devenue aujourd’hui une mégalopole de 22 millions d’habitants. Il s’affranchit également de l’héritage corbuséen qui a façonné le visage moderne de Chandigarh. Sa modernité à lui sera moins radicale, jamais dans l’opposition. En choisissant, en 2005, le nom de Studio Mumbai, qui pourrait entrer en écho avec Bollywood, il vise en fait à pratiquer l’atelier d’architecte d’une autre manière, plus proche de la méthode artisanale que de la fabrication de scénarios urbains. Ainsi ce studio intégre-t-il tout de suite maçon et charpentier. À l’instar de ses compatriotes indiens qui dodelinent de la tête pour exprimer une forme de ni oui ni non, Bijoy Jain aime à puiser dans les racines de la tradition une délicate ambiguïté. C’est pour lui l’espace de la discussion, de la négociation. L’enjeu est là : tirer la contemporanéité du vernaculaire, sans perdre de vue le cycle lunaire. Si lui, armé de son stylo à encre rouge, dessine pour mieux communiquer avec les ouvriers du chantier, toute l’agence produit en permanence des maquettes et des prototypes à échelle 1. Invité par Kazuyo Seijima pour participer à la Biennale de Venise de 2010, le Studio Mumbai fera montre de son savoir-faire par son installation Work-Place dans la Corderie. Toute la démarche de Bijoy Jain, guidée par l’éthique, fait fi des débats de postures théoriques pour mieux « créer du potentiel » dans les espaces qu’il crée. Utiliser la ressource locale est une évidence dans ce type d’approche basée sur l’alliage entre le faire et le génie du lieu. D’un refuge en pierre encastré dans le relief de l’Himalaya, à une maison d’écrivain en bois glissée dans une palmeraie sur l’océan indien, en passant par le pavillon en bambou de la fondation Milgrom à Melbourne, tout confirme l’idée de retrouver le sens des choses.

Studio Mumbai Architects
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Bijoy Jain construit une œuvre très clairement écologique et plus clairement encore contemporaine. Né à Bombay en 1965, il fait ses études d’architecture à l...

20/05/2020
Stéphane Maupin & Partners

À L’INTÉRIEUR D’UN PARCOURS
Stéphane Maupin, l’accélérateur
Stéphane Maupin & Partners

Pour lui, la ville doit rester un plaisir, et l’architecture doit y contribuer. Cette approche hédoniste et généreuse n’exclut pas les surprises dans le paysage urbain, non par envie de créer une quelconque icône ou autre bâtiment spectaculaire, mais par nécessité de reformuler la question posée. L’insipide ce n’est pas pour lui, changer le quotidien c’est aussi son but. Il l’exprime par ses images, comme par ses croquis, mais aussi dans des publications comme une parodie de M Le Magazine... Cet objectif amène à remettre beaucoup de choses en question, tant le cadre de la production de l’architecture est devenu difficile dans la complexité des normes et des formatages. Formé à Marseille, puis à Sciarc à Los Angeles, Stéphane Maupin a aussi fait ses armes chez un grand designer français avant de se lancer dans la bataille. Car, en choisissant ce type de stratégie, il faut se battre encore plus pour convaincre et adapter le projet. « Mon travail est de synthétiser les idées », rappelle-t-il. Doté d’un esprit critique aiguisé, il aime à pointer les choses pour les pousser bien plus loin et ses réponses dans les concours ne peuvent laisser indifférent. On se souvient de son projet pour de grands bâtiments publics comme le Centre Pompidou Metz, ou les Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, mais aussi l’invention d’un dispositif spatial de « façade-enveloppe » pour l’île Seguin mis au point avec Matthieu Poitevin. Confronté à la réalité des infrastructures, il produit des architectures singulières qui sont issues de situations particulières. Imaginer une résidence étudiants à installer sur les puissantes poutres qui enjambent le faisceau des voies ferroviaires à Paris-Tolbiac donnera naissance au Pink Flamingo. Concevoir un centre technique pour la RATP aux abords du périphérique parisien produira un bâtiment triangulaire tout béton surmonté par une grande hélice. Identifiable à distance, ce bloc inédit issu d’une réflexion sur la stratification des usages est traversé à l’intérieur par un tunnel qui monte en diagonale pour abriter l’escalier et ressortir en porte-à-faux. Dans un contexte totalement différent, un workshop international pour construire du logement rue Rebière à Paris, l’immeuble de l’équipe Maupin se distingue par sa prise de position, perpendiculaire à la voie, et à son principe d’évasement. Le bâtiment fabrique deux « collines » d’habitations qui contournent la contrainte de ne pas avoir de vues directes sur le cimetière voisin. Cette stratégie visant à se déployer sur l’intérieur permet aussi d’offrir une diversité typologique toujours souhaitée, ainsi que la création de véritables terrasses. En attendant la réalisation de son prochain projet sur le site d’Eurarennes, tout près de la nouvelle « gare-paysage », on peut voir le Centre européen du judaïsme construit à Paris, un bâtiment d’angle en béton brut et verre gravé d’or. Un travail d’architecture où le design de l’agence a trouvé logiquement sa place, en témoigne la synagogue, pièce maîtresse de l’ensemble, dont l’ambiance nordique fabrique une belle surprise. Et si on lui demande aujourd’hui comment il voit le monde de demain, Stéphane Maupin répond « je suis dans le rêve... dans 30 ans ; je suis pour l’accélération ».

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Stéphane Maupin est architecte DPLG (Lumigny-Marseille) et diplômé de l'UPMC, actuellement enseignant à l'école supérieure d'architecture de Paris Val de Sei...

Adresse

7 Avenue Albert De Mun
Paris
75116

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 20:00
Mardi 09:00 - 20:00
Mercredi 09:00 - 20:00
Jeudi 09:00 - 21:00
Vendredi 09:00 - 20:00
Samedi 11:00 - 19:00
Dimanche 11:00 - 19:00

Téléphone

0158515200

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