Estivada - Pagina de sosten

Estivada - Pagina de sosten Page de soutien au Festival Interrégional des Cultures Occitanes, l'Estivada, repris en gestion par la Ville de Rodez et à l'avenir plus qu'incertain.
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La fin de l’Estivada 2015 avait laissé en suspens un nombre certain de questions et d’interrogations, chez le public, les partenaires, les organisateurs du festival, dans la presse, des questions auxquelles personne n’était sur le moment en mesure de répondre. Nous le pouvons désormais, du moins en partie, forts d’une « nouvelle liberté retrouvée », selon la terrible et consacrée périphrase. Et elle signifie bien ce qu’elle signifie habituellement : après l’édition de l’Estivada 2015, la Ville de Rodez, par la voix de son maire et dans une lettre tout ce qu’il y a d’officiel, a exprimé sa volonté de revoir la maîtrise d’œuvre du festival et d’en reprendre l’organisation en régie directe, c’est à dire en interne. L’association Org&Com, qui constituait le support administratif du festival depuis 10 ans, ainsi que l’équipe, salariée ou non, travaillant sur le festival et sachant le faire, cessent donc de fait cette activité. A ce changement radical dans la vie du festival, aucun motif n’a été particulièrement avancé, tout au plus quelques raisons budgétaires, dans un bouillon économique que nous connaissons tous et qui touche le monde de la culture dans son ensemble. Mais il y a, bien entendu et comme dans toute rupture, des raisons, formant un faisceau étroitement noué de causes et de conséquences aux origines parfois troubles et incertaines. Ce qui est sûr, et ce que nous pouvons dire, ce dont nous devons, même, rendre compte, ne serait-ce qu’aux bénévoles et aux publics qui ont porté et accompagné jusqu’ici ce festival, c’est que l’état actuel des choses découle des mauvaises relations et des problèmes de communication entre la Ville de Rodez et l’équipe en charge de l’organisation du festival, ainsi que d’un contexte politico-économico-culturel plus global. Soyons honnêtes : l’Estivada n’était certes pas un festival parfait (en existe-t-il seulement un ?), d’où la nécessité de chaque année sur le métier remettre l’ouvrage, et ce dans des conditions bien souvent difficiles. Car oui, les conditions d’organisation furent difficiles, se délitant progressivement depuis des élections municipales de 2008 coïncidant avec l’arrivée d’un nouveau directeur, le dernier en date, celui qui aura, au bout du compte, réussi à « faire mieux avec moins », pour un festival balancé au rythme de baisses de subventions en partie provoquées par un contexte économique morose. En partie seulement. Sans volonté aucune de polémiquer, à l’heure où l’attachement à l’Estivada ne saurait être davantage désintéressé, nous ne pouvons que constater combien la dégradation sérieuse des relations a miné ce festival. Une dégradation générale, subie par tous les acteurs du territoire ruthénois et durement constatée parfois : des petites incompréhensions du quotidien entre faiseurs et décideur à des procédures fastidieuses, longues et inutiles au moment d’avancer des éléments concrets, en passant par des soutiens défaillants, de véritables crises de défiance, le manque d’envie, de mordant, des méconnaissances du fait et des dossiers culturels assénés avec une assurance à toute épreuve, des lourdeurs administratives et des légèretés exécutives, et de manière générale un calendrier politique décidément bien éloigné du petit agenda de l’action concrète, tout aura contribué à l’installation d’un climat délétère. Disons-le franchement : le plus souvent la machine tournait à vide. L’équipe de l’Estivada n’aura que peu goûté la reconnaissance politique locale du travail fourni, du développement, de la vie apportée au territoire ou de sa capacité à, sur un court temps, l’animer. Pire : avec le temps un véritable dialogue de sourds se sera installé, renforcé par la transparence voire l’absence des interlocuteurs, la disparition ou l’abandon progressif des derniers soutiens affirmés au sein du conseil municipal, le manque d’accompagnement et d’intérêt du « dossier Estivada » par les successives élues à la culture et l’installation d’un autocratisme et d’une force d’inertie assez absolus à tous les niveaux. Autant d’éléments responsables de la précarisation du festival, forme éphémère de nature qui plus est, ainsi que celle de tous ses salariés et partenaires. Indécisions, frilosité générale, exaspération légitime devant des futilités trop longuement débattues, tout aura contribué à dresser des obstacles masquant le propos et le sens du festival, le condamnant à la stagnation, dans l’incapacité de se fournir les moyens de son développement nécessaire. Ce ne sont là que des éléments de constat concrets, mais nous nous garderons bien de nous recroqueviller sur des regrets. Ce qui est fait est fait, et ne saurait être défait. Non, ce qui nous anime aujourd’hui ce sont de bien réelles inquiétudes. Les seules valables : celle qui concernent un avenir commun. Rendons-nous compte un instant de ce que représente l’Estivada : à l’heure actuelle le seul espace-temps de culture et de langue occitane, le seul en tout cas qui rassemble autant de partenaires, d’artistes, d’associatifs, d’idées, de propositions…tout en offrant aux habitants du territoire leur propre festival, dans leur ville. Compte tenu de la situation actuelle de l’occitan, compte tenu de la situation actuelle de Rodez, l’importance d’un événement comme l’Estivada est vitale. Plus que sa simple survie, sa vie se doit d’être guidée par une ambition et une énergie incommensurables. Et tout cela nous craignons de ne plus le voir. Que la Ville de Rodez reprenne les rênes, soit. En espérant bien sûr que cela lui confère l’élan d’intérêt qu’elle n’avait que peu manifesté jusqu’alors. En espérant qu’elle déploie les moyens justes, à la hauteur de ce qu’est et doit être l’Estivada. En espérant qu’elle parvienne à éviter les écueils inconsciemment liés à la « culture occitane » et, au premier chef, la folklorisation. En espérant qu’elle ait envie de ce rayonnement interrégional, transfrontalier, qui l’élève au-delà de Rodez tout en y gardant de solides racines. En espérant que le portage direct par des services techniques d’une municipalité parvienne à s’affranchir de ses propres limites en termes de réalisation, de décision, d’organisation. En espérant le respect dû aux professionnels de la culture, aux artistes, aux techniciens qui exercent bel et bien de vrais métiers, malgré des rumeurs parasites. En espérant que l’Estivada soit et reste le festival de la langue et de la culture occitane. En esperant… De tout cela, nous n’avons à l’heure actuelle aucune garantie et ce même après qu’une candidate aux élections régionales ait clamé que « l’Estivada resterait un festival interrégional à Rodez », une simple déclaration extraite d’un océan de promesses. C’est pourquoi nous appelons tous les citoyens attachés à l’Estivada, le festival interrégional des cultures occitanes, à exercer leurs droits auprès de la Ville de Rodez, et à manifester leur soutien avec force et conviction, en formulant avec nous ces questions : Quel avenir pour l’Estivada ? Quel contenu ? Quel(s) budget(s) ? Quelle ambition ? Quel projet ? Les inquiétudes que nous manifestons, et que nous pensons être aussi les vôtres, doivent amener des réponses claires du monde politique, qui devra assumer sa position sur l’avenir de ce festival en terre ruthénoise et plus généralement sur celui de la langue et de la culture occitane. Nous serons attentifs, et invitons chacun à l’être, à toutes les pistes ouvertes quant à une ou des suites, à une reprise de ce projet, qu’il soit amené à rester à Rodez, à renaître ailleurs ou, pourquoi pas, à se pluraliser. Nous souhaitons quoi qu’il en soit bon courage au nouveau pôle désormais en charge de l’Estivada à la Ville de Rodez. Collectif de Soutien à l’Estivada

18/12/2016
«Un budget sans ambition»

Voilà voilà...

En l'absence d'Yves Censi, les premières salves de l'opposition sont venues de Serge Julien. «C'est un budget en trompe l'œil, sans surprise par rapport au débat d'orientation budgétaire, nos propositions n'ont pas été retenues. Il n'est pas...

26/07/2016
Un balanç de l'Estivada 2016

Per nosautres, cap de rason de quitar la lenga, sul site l'article de balanç que publiquèrem se pòt doncas ara legir en occitan !

« I caliá èsser ». Una estranha senténcia, legida sus t…

25/07/2016

Un bilan de l’Estivada 2016

24/07/2016

Non mais c'était pas mal.

Comme kermesse.

29/05/2016
le festival

Pour faire suite à notre précédent article, on nous signale dans l'oreillette que M. Teyssèdre n'a pas été non plus en reste cette année, avec, pour phrase d'introduction de son édito consacré à l'Estivada, consultable sur le site de la Mairie, une transition pour le moins WTFesque : "La ville de Rodez compte de nombreux clubs sportifs regroupant une variété de disciplines. C’est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouverons du 21 au 23 juillet pour accueillir l’édition 2016 de l’Estivada."

L'Estivada serait un sport de combat ? Ne riez pas, c'est peut-être du Bourdieu.

L’édition 2016 du Festival Inter régional des cultures occitanes “’Estivada” se déroulera du 21 au 23 juillet à Rodez, ville située au cœur du territoire occitan.À l’occasion de cette nouvelle édition, l’Estivada fait le vœu de deux créations inédites en invitant sur scène artistes confirmés et jeun...

Dans un des derniers articles de Centre Presse autour de l'Estivada, il est dit : "Le festival des cultures occitanes s’...
29/05/2016
Estivada à Rodez : la programmation complète dévoilée ce vendredi

Dans un des derniers articles de Centre Presse autour de l'Estivada, il est dit : "Le festival des cultures occitanes s’apprête donc à vivre une nouvelle histoire après la démission de l’ancienne équipe organisatrice et de son directeur Patric Roux, dont la municipalité ruthénoise a décidé de prendre le relais."

Pour la dernière fois, il n'y a eu AUCUNE démission de la part de l'ancienne équipe organisatrice du festival. Rappel des faits : le directeur Patric Roux, lors de l'Estivada 2015, a exprimé son souhait de ne plus occuper ce poste en 2016. Il s'agit d'un fin de contrat à durée déterminée et de l'annonce de sa non-reconduction par une des parties tenantes, en aucun cas d'une démission. Cela a été exprimé pour des raisons personnelles, dont l'une d'elles, et non des moindres, est l'impossibilité avérée de travailler avec l'équipe municipale. Le reste de l'équipe n'a, quant à lui, pas été reconduit par la municipalité, ce départ n'est donc pas non plus une démission, et en aucun cas un départ volontaire.
Ecrire une telle assertion est, pour nous, à la limite du mensonge. Cela laisse entendre que, pour des raisons égoïstes et drapée dans une fierté mal placée, l'équipe en place aurait laissé tomber l'Estivada et que la municipalité, parée de sa pure et blanche vertu, aurait alors entendu les pleurs et les cris d'estivadiers malheureux de la fin programmée de leur festival et serait descendue du 4ème étage de la place Raynaldy pour consoler la perte affective causée par de noirs personnages.
Evidemment, il n'en est rien, et l'existence même de ce compte de soutien atteste que l'ancienne équipe n'a jamais abandonné un festival qui lui tient à cœur, et ce même en tant que simple festivalière, ce qu'elle est, de fait, redevenue. Par contre, M. le Maire avait bien décidé l'éviction de l'équipe en place et la reprise en interne de l'Estivada bien avant juillet 2015. Tout ceci était donc préparé.

Dans Centre-Presse, on trouve également la formule "À plusieurs reprises, le maire Christian Teyssèdre ou son adjointe en charge de la culture Sarah Vidal ont exprimé leur volonté d’assurer une programmation de qualité."

Et ça c'est très rigolo ! C'est très rigolo parce que M. Teyssèdre n'y connaît rien. Nous en voulons pour preuve les discours successifs tenus lors des dernières inaugurations et de quelques à-côtés :

-En 2015, il oppose, ou plutôt compare le Musée Soulages, qui représenterait la modernité, à l'Estivada, qui représenterait la tradition. On ne peut plus à côté de la plaque, surtout une année dédiée à la création et à l'expression littéraire actuelle, avec notamment une soirée hip-hop et la représentation d'autres genres musicaux à peu près moitié moins âgés que M. Soulages lui-même, ceci dit avec tout le respect que nous lui devons.

-En 2013, et en référence à l'Estivada 2012, il parle du groupe "Zelda". Rires gênés dans l'assistance mais l'édile ne se laisse pas démonter. Espérons que cette année Mouss et Hakim, présents aux côtés de Lionel Suarez, ne verrons pas leurs noms travestis de cette sorte.

-En 2009, et à propos de la venue d'Idir, il parle de "culture cerbère" au lieu de "culture berbère", montrant encore une fois qu'il est à la pointe question culture G. Un vrai chien de garde !

-A plusieurs occasions, l'idyllique édile a transformé dans son discours "langues régionales" en "langues étrangères". Une connaissance pointue du sujet, encore une fois, qui montre surtout que ce thème lui est étranger à lui. Si c'est patois, c'est donc ton maire...Claude Sicre appréciera.

Nous pourrions rigoler longtemps ainsi de ces "perles" que les ruthénois connaissent bien et dont ils ont tous, sans doute, une liste longue comme le bras et pas toujours très bien sourcée d'ailleurs, mais trêve de plaisanterie. Nous ne faisions que taquiner, après tout ce n'est pas M. Teyssèdre qui fera lui-même la programmation, il a désigné pour cela des personnes autrement plus compétentes.

Ou pas, d'ailleurs, et nous vous renvoyons ici à notre analyse sur le principe de "carte blanche" comme aveu d'incompétence, de méconnaissance et de désengagement, que nous publiâmes ici-même...

Les couleurs de l’Occitanie flotteront les 21, 22 et 23 juillet au-dessus de l’Esplanade des Rutènes, où se dressera la grande scène de l’Estivada. Le festival des cultures occitanes...

CARTE BLANCHE AU DÉSENGAGEMENTÇa y est on la connaît, la programmation de l'Estivada. Entre contours grossièrement dessi...
27/05/2016
L’Estivada en mode Carte Blanche

CARTE BLANCHE AU DÉSENGAGEMENT

Ça y est on la connaît, la programmation de l'Estivada. Entre contours grossièrement dessinés et surprises pas si surprenantes, mais il faut dire aussi que beaucoup de choses avaient filtré. Quelque part entre le "Ah tiens" et le "Ah, tiens ?", dans l'ensemble un gros "Mouais". En toute honnêteté, ce n'est pas mauvais. Il est bien entendu que les plus gros écueils ont été évités, et il est bien entendu également que quelques petits tarabustages et coups de règles sur les doigts (parmi lesquels, modestement, les nôtres) ont permis cela. Non, Lionel Suarez, pourquoi pas, il est talentueux, Alidé et Paulin pourquoi pas, ils ont du potentiel un "balèti" pourquoi pas.

Cependant, comment ne pas voir que derrière Lionel Suarez il y a aussi, sans rien enlever à l'artiste, ses qualités et son impressionnant réseau, des relations de copinage avec la programmation de la nouvelle Estivada, le genre de choses qui permettent de tenir un an, pas deux.

Comment ne pas voir dans la programmation d'Alidé Sans une resucée de l'Estivada 2015, en bref la reconduite d' "un truc qui a marché", sans davantage de réflexion que cela. Pour faire bonne mesure, on lui laisse la grande scène. Oui, la même, large, imposante, avec son côté "casse-gueule", qui desservit, il faut le dire aussi, d'autres artistes doté d'une expérience plus grande des planches éclairées. On ne peut que lui souhaiter bonne chance, elle en aura besoin.

Comment ne pas voir dans ces "cartes blanches" autant de balles à blanc, une absence de ligne directrice, un manque d'harmonie, un désengagement de la direction artistique sur le seul artiste, en bref un aveu d'incompétence de la gestion municipale quant au contenu du festival qu'elle est censée gérer.

D'autant que du beau monde ne fait pas forcément un plateau réussi. Certains anciens de l'Estivada se souviennent de précédents en la matière.

Dans l'ensemble, avec une "star world/chanson française", une jeune pousse et une vieille icône occitaniste (Claude Sicre), on veut ménager la chèvre et le chou, mais certainement pas penser les choses plus en profondeur. On veut être satisfait, sans plus, mais pas être bousculé. De l'art du compromis mou, ou comment faire d'un festival engagé de fait un festival dégagé défait.

On ne peut pas s'empêcher de voir aussi une totale perte de repères quant au reste, une schizophrénie totale entre la volonté farouche d'effacer toute trace du travail de l'ancienne équipe et la reconnaissance bien involontaire, qui transpire du reste de la programmation, de ce même travail.
Sans prendre la peine de le repenser, de le recontextualiser, de le questionner, de remettre ce travail sur l'ouvrage, comme l'organisation d'un festival devrait pourtant le nécessiter.
Ainsi, nous avions dit que le CIRDÒC n'avait pas été contacté, ce qui était vrai, il l'a été depuis et organise donc des apéros littéraires...le matin. C'est tôt, pour l'apéro.
Nous avions dit que Dètz et Piget n'avaient pas été contactés, ce qui était vrai, ils l'ont été depuis et s'occupent donc d'un mesclum de films au cinéma, et "bien sûr" d'une sélection de courts rigolos. Nul doute que la municipalité appréciera particulièrement son "My Bourrez" cette année.
Nous avions dit que de cabaret il n'y aurait pas, ce qui était vrai, et de cabaret il y aura...à la salle des fêtes, de mémoire d'estivadier un des pires lieux jamais investis pour cette programmation tardive.

En d'autres termes : un désengagement quasi-total. Lorsque l'on ne se débarrasse pas du bébé en s'abritant derrière une carte blanche, on met un peu ce qui vient, en espérant que cela tombe juste, en restant un poil prisonnier des carcans que l'on voulait exploser.

Voilà ce qu'est un festival en régie municipale.

Et voilà ce que nous craignions.

Ca y est ! On connaît enfin la programmation du festival occitan le plus attendu : l’Estivada. Visiblement heureux et soulagés, le maire et son équipe ont dévoilé les contours du festival ce …

11/05/2016
Festival Estivada | RODEZ - Aveyron Midi-Pyrénées

Ah quand même : comme présentation de l'Estivada 2016, l'Office de Tourisme de Rodez utilise un texte écrit par l'ancienne équipe, parlant de "8 régions rassemblées" (ce n'est plus le cas), de "partenaires en Italie et Catalogne" (ce n'est plus le cas), de "centaines d'artistes et de dizaines de spectacles" (ce n'est plus le cas).
D'ailleurs nous n'étions pas "100 000 l'an dernier". Et pour cause : ce texte date des 20 ans du festival...il y a 3 ans.

Tant que farem aital...

Site officiel de l'Office de Tourisme de Rodez Aveyron Midi-Pyrénées

12/04/2016

On l'a ! Grâce au Collectif de Défense de la Culture et du Lien Social, que nous remercions, nous avons (enfin!) pu mettre la main et l'oeil sur le fameux audit "Etat des lieux des composantes culturelles" à l'échelle du Grand Rodez. On vous épargnera les 120 pages, pour ne vous soumettre que ce qui concerne l'Estivada proprement dite.

Première chose : l'Estivada est notée comme la seule structure à subir une baisse constante de budget les 3 dernières années, "reflet d'une interrogation sur sa continuité". L'audit annonce que la pérennité de l'événement est "questionnée, voire menacée".
Toujours sur le budget, nous avons remarqué que, par an et par habitant,, celui alloué à la culture à Rodez est de deux fois inférieur à la moyenne nationale...même si l'Agglomération rééquilibre le tout.

De manière générale, beaucoup de personnes enquêtées pour cette audit pointent des soucis ou des absences de coordination, de communication, entre les structures, avec les collectivités, des manques dans la gouvernance, des incompréhensions, des tensions et des questions sur la maîtrise...

Morceaux choisis :
-"L’histoire du territoire et des collectivités qui le caractérisent n’a pas contribué à faire émerger une culture de la confiance réciproque entre acteurs des différentes collectivités."
-"Les activités et projets culturels déployés sur le territoire ne font pas l’objet d’une véritable évaluation quant à leurs effets sur le territoire. Seule la dimension budgétaire est prise en compte , sous l’angle de la dépense mesurable; mais les effets induits sur le territoire et les acteurs n’est pas intégré dans les réflexions et les analyses."

L'audit, en dehors de ces constats, qui rejoignent les nôtres, avance aussi des préconisations. Pour l'Estivada, les voici :

1) Objectifs
- Consolider l’offre culturelle et s’inscrire en complémentarité des offres muséales et spectacle vivant, par l’existence de 2 temps forts rythmant l’année. (NDR : l'autre étant PhotoFolies).
- Clarifier les projets et ambitions des festivals, ainsi que les publics visés.
- Éclairer les partenaires sur le devenir de ces festivals.
- Répartir entre plusieurs collectivités de la région le soutien au festival.
- Inscrire le territoire de Rodez dans la construction de la nouvelle grande région.

2) Plus value attendue
- Contribution à la création de nouvelle grande région.
- Répartition des coûts du festival sur plusieurs collectivités.
- Renforcement de l’ampleur du festival.
- Réécriture du projet permettant de renforcer la cohérence du festival.

3) Modalités
- Travaux à conduire entre les associations concernées , les organisateurs et les collectivités.
- Ecriture de conventions d’objectifs permettant de mieux identifier les moyens à mobiliser au regard des ambitions.

4) Modalités de suivi
Demander à chaque association un calendrier des travaux d’évolution de leur projet associatif et prévoir des temps d’échanges réguliers avec le Directeur de la Culture de Rodez afin de s’assurer que les futurs projets contribueront à la stratégie globale du territoire

→ Pour beaucoup de points, l'état actuel de l'Estivada nous permet de dire que c'est extrêmement mal parti : il n'y a plus d'association porteuse, donc plus de projet associatif, il n'y a toujours pas de concertation, les partenaires sont dans le flou, le public aussi, et la répartition des coûts sur d'autres collectivités est gravement remise en question, si du moins nos ouï-dire se font plus assurés (=exit l'interrégionalité). Autant dire que l'ambition et l'ampleur du festival risquent de retomber comme un soufflé.

Pour terminer, nous ne résisterons pas à vous livrer ces citations issues également de l'audit, et qui nous ont interpellées :

"Vont ils laisser ces jeunes s’épuiser, quitter la ville, nourrir de l’amertume, alors qu’ils veulent entreprendre, qu’ils sont l’espoir de renouveaux…"
"Si la ville souhaite que les jeunes restent, reviennent au pays après leurs études à Toulouse, Montpellier ou Bordeaux, il faut qu’ils quittent le lycée avec le sentiment qu’ils trouveront leur place à Rodez dans une ville vivante, ouverte à la diversité culturelle."

11/04/2016

Question : quelqu'un sait si une collectivité (au hasard une mairie) peut employer des bénévoles ?

C'est (pas) pour des amis.

Tot parièr. On VEUT le voir, "l’audit sur la culture commandé par l’Agglo", car, de même, "nous sommes des citoyens et d...
24/03/2016
La scène conventionnée continue d’interroger

Tot parièr. On VEUT le voir, "l’audit sur la culture commandé par l’Agglo", car, de même, "nous sommes des citoyens et des élus. Nous pourrions donc avoir accès à ce document payé avec l’argent public".

Ne pas le publier ferait la preuve d'un déni de démocratie et d'un mépris du citoyen et de l'argent public. Non, res de mens.

La Baleine. En attendant d’intégrer le comité de pilotage et d’avoir des réponses à leurs questions, les membres du comité de défense de la culture et du lien social demandent d’avoir...

10/03/2016
Estivadas

Òu ! On vous a mis sur le site un petit module, vos podètz marcar si vous voulez recevoir des informations sur l'évolution de l'Estivada à mesure qu'elles arrivent. Brica d'espam, pas de farlabica, ren que d'informacion !

Si vous voulez communiquer avec nous, par mail, parler de l'Estivada, nous donner des infos que nous n'aurions pas ou en réclamer, n'hésitez pas ! Vous pouvez aussi marquer votre soutien au festival de la culture occitane en nous envoyant un petit mot, comme l'a fait Marc Censi, créateur, rappelons-le, de ce festival :

"De tout cœur avec vous! L'estivada a été créée avec l'ambition de devenir le festival de référence de la culture occitane et de lenga nostra. Il ne faudrait pas qu'elle devienne des Franco folies. D'autres ont déjà fait ça depuis longtemps beaucoup mieux que nous ne saurions le faire. De grâce ne mollissez pas!"

Migratz pas, "nou pas moli", coma se ditz !

Sosten al Festenal Interregional de las Culturas Occitanas

A la fin de cet article est mentionné quelque chose de très intéressant, dit par Benoît Sanchez, des intermittents de l'...
06/03/2016
Un banquet pour promouvoir la culture et le lien social

A la fin de cet article est mentionné quelque chose de très intéressant, dit par Benoît Sanchez, des intermittents de l'Aveyron.

Il y a environ un an, fut réalisé un audit sur l'état des lieux de la culture en territoire ruthénois, commandé par la puissance publique (L'Agglo en l'occurrence) et mené de manière indépendante par un cabinet. L'ancienne équipe de l'Estivada fut, bien sûr, sollicitée pour cet audit, avec une série de questionnements qui se montrèrent riches en enseignements. Depuis, aucune nouvelle !

Nous supposons, et cela était déjà annoncé il y a un an, que cet audit ne pouvait pas ne pas écorcher les politiques culturelles menées sur l'agglomération, bien trop mesurées, et les personnes qui en sont responsables, responsables aussi de situations telles que celles que vivent aujourd'hui la Baleine et l'Estivada.

Nous supposons que si cet audit n'est pas sorti, un audit payé, rappelons-le, avec l'argent des contribuables et pour l'information desdits contribuables, c'est, en grosse partie, pour les raisons évoquées ci-dessus.

Nous souhaitons donc que soit publié dans les plus brefs délais cet audit et joignons en cela notre demande à celle du Collectif de défense de la culture et du lien social.

Nouvel épisode dans l'affaire de la Baleine, cette fois-ci sous forme de banquet, organisé par le collectif de défense de la culture et du lien social, devant le théâtre. Une manifestation qui s'inscrit dans le soutien à la salle de théâtre : lors...

Adresse

Rodez
12000

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